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Jérôme Delaveau

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JEROME'S RADIO

Le blog de Jérôme Delaveau
22 febbraio

Ce dont les auditeurs se rappellent...

Je n'invente rien. J'ai trouvé ce conseil sur le site de Steve Casey, un consultant spécialisé dans la recherche.

Il explique une technique qu'il utilise régulièrement.

1. Après avoir créé un focus group, vous devez préparer une bande spéciale. Celle-ci présentant une série d'éléments audio qui vous intéressent.
Certainement quelques éléments du présentateur comme la météo, la promotion de la musique qui arrive et/ou des jeux. Quelques promos actuelles, des annonces sur des émissions spéciales comme le Top du week-end. Mettez également des musiques écourtées (montez les à 1 minute environ, mais en conservant l'intro totale et la fin). Vous pourriez d'ailleurs en profiter pour éliminer le nom de la radio.

2. Durée totale de la bande : 10 à 15 minutes.

3. Pendant que les répondants se présente et prennent place, faites tourner la bande dans le fond, suffisamment fort pour qu'ils puissent l'entendre.

4. Soyez certain que chacun ait pu entendre la bande entièrement au moins une fois. La plupart des modérateurs distribuent des questionnaires personnels au début des rendez-vous. Profitez de ce moment là, pour les laisser écouter la bande.

5. Lancez le focus group.

C'est le moment le plus fun :

6. Après une petite demi heure, lorsqu'intervient un break naturel, demandez aux gens de prendre une feuille pour y noter tout ce qu'ils se souviennent de ce qu'ils ont entendu à la radio qui était diffusée en fond alors qu'ils venaient d'arriver.

7. Demandez leur de vous passer les feuilles.

8. Alors, vous pouvez lancer une discussion.

Les gens sont régulièrement choqués par le peu de choses dont les gens se souviennent.
En général, ils se souviennent principalement des choses qui leur amène un bénéfice personnel.

Ce qui est surprenant, c'est qu'il est rare que cette technique soit utilisée. Pourtant je pense que c'est une excellente manière de lancer une discussion sur le contenu que les auditeurs attendent réellement sur les antennes de la radio.
29 gennaio

Les 3 ingrédients du divertissement à la radio

Pour attirer les auditeurs et les divertir en 2008, selectioner les 300 meilleurs titres en accord avec votre format et balancer plus de 50 minutes de musique par heure ne semble plus suffisant. Il en faut plus car l'iPod le fait presque tout seul.
On doit absolument sortir de ce vieux schéma et recommencer activement à divertir l'audience.

Tout cela ne tient que sur 3 ingrédients principaux :
#1 - Les idées... Elles n'ont pas forcément besoin d'être toutes incroyables et folles. Mais, elles doivent toujours correspondre à la cible, à vos moyens et à votre univers de marque. Je vous conseille de créer une collection de rendez-vous d'antenne, d'évènements locaux, de features pour votre site internet, etc.

#2 - Les talents... Ayez une approche créative de vos idées. Que ce soit la manière dont l'équipe antenne doit les exécuter à l'antenne, ou la manière dont elles seront produites. Enfin, cela pourra être la façon dont le service promo les mettra en place...
La meilleure solution est d'organiser une réunion hebdomadaire avec l'équipe (dans laquelle vous pouvez d'ailleurs inclure des gens du commercial, de la production, etc.).

#3- L'organisation... Commencez par créer un calendrier des promotions. Mais ce n'est qu'un début.
Vous avez besoin d'une vue plus large que de connaitre la date des jeux de Noël ou de l'opération de speed dating à la Saint Valentin. Il faut prévoir l'échéancier, le "qui fait quoi", le plan de communication, la réunion de commercialisation, la création de l'habillage, le brief à l'équipe...
Vérifiez les semaines creuses à l'avance et préparez vous y. En vous y prenant à l'avance, essayez de créer quelque chose de fort qui peut faire parler de vous et attirer l'audience. Et cela ne coute pas forcément de l'argent.

Evidemment, cela n'est pas prioritaire. Une radio musicale doit bien évidemment continuer à travailler dur pour offrir la meilleure programmation. Le divertissement ne sert qu'à apporter des paillettes !
Tout comme le flux musical seul ne fait pas l'audience, le divertissement seul ne fera pas l'audience non plus.
20 gennaio

La loyauté en radio

Voici la traduction d'un article publié par Jay Trachman (auteur de "One to One", une lettre d'information à destination des diffuseurs américains) en octobre 2005.

Je pense que les gens ont une certaine hierarchie dans leur loyauté. Elle varie probablement, mais pour moi, la loyauté à soi-même devrait être au sommet, suivie de très près par la loyauté à sa famille et à ceux que l'on aime. Si quelqu'un attaque ma femme et mes enfants, il faut qu'il se prépare à me voir surgir comme un tigre affamé.

Ensuite, dans ma propre hierarchie, viendrait la loyauté aux idées : mon pays, mon héritage ethnique, la liberté de parole, honneteté intellectuelle, et ainsi de suite. Alors que j'ai  l'intention de discuter de tout cela,  je ne tolére aucun manque de respect à eux.
Et à la ligne du dessous, on trouvera la loyauté aux amis, mon employeur et mes collégues, et la loyauté au produit. Aucun de ceux-ci ne sont nécesserairement l'engagement d'une vie.

Je choisi d'être avec certaines personnes, et de trouver du contentement et de satisfaction d'être en leur compagnie. Je me sacrifierai pour eux aujourd'hui, mais dans une dizaine d'années, qui sait ? La loyauté au produit, bien sur,j'acheterai une certaine marque de soda (Orangina), une marque particulière de céréales pour le petit déjeuner (Spécial K), et je resterai fidéle à mon Microsoft Word sur mon ordi.

Cependant, au bas de la hierarchie des loyautés, la vérité c'est que personne ne fabrique un soda qui a le même gout qu'Orangina. J'essaierai la copie. Si c'est moins cher, je pourrais en changer d'un battement de cil.
Il y a en fait, deux loyautés dans cette niche : une envers le produit, et une envers la marque. J'essaierai n'importe quel nouveau parfum sous la marque Orangina et je voudrai certainement un exemplaire de tout ce que Microsoft sort dans le commerce qui convient à mes besoins et mon style de vie. Je les essaierai parce que j'aime la marque, mais je ne les acheterai pas plus d'une fois, si ils ne répondent pas à mes attentes.

Maintenant, voilà où je veux en venir : penser à une station de radio en tant que marque, et les choses qu'elle diffuse comme des produits. Les managers et les consultants souhaitent que les auditeurs deviennent loyaux à cette marque. Cependant, je crois que ce qui ferre les gens en premier lieu, c'est le produit, pas la marque.

Vous pouvez vendre le nom de la radio et sa fréquence ainsi que le slogan jusqu'à ce que vous en devenniez tout bleu, et ça pourrait faire l'affaire. Mais si tout ce que vous avez à vendre, c'est la musique, quelle que soit la façon dont elle est mise en valeur, quelle que soit la manière dont vous la balancer, si je n'aime pas le disque suivant (le produit) et si c'est la seule (ou la première) chose dont je suis loyal, je ne manquerai pas de dire "bye bye" à la radio...
Avez vous déjà été assis dans une voiture, à côté de quelqu'un qui s'excite sur les boutons de son auto-radio ? Moi oui. C'est une chose effrayante à observer. On n'aime pas ? On pousse le bouton ! On aime de nouveau pas ? On appuies à nouveau sur le bouton...

Tous les auditeurs ne sont pas aussi "inconstant". Mais si la seule chose dont vous assurez la promotion sur l'antenne, c'est le mix musical, et cette programmation précise, et qu'elle ne plait pas à l'auditeur, je suis certain que sa loyauté envers ses gouts personnels sera plus forte que celle qu'il pourrait avoir pour votre radio et vous devenez du passé (au moins jusqu'à ce que la radio sur lequel il a zappé le ne satisfasse pas et qu'il revienne vers vous).

Les programmateurs et les consultants, qui doivent gérer tous les rouages de la station, essaient de construire une loyauté à la marque dans les grandes lignes : jeux, promotions, cadeaux, slogans, positionnements, ils sont tous en direction de la construction de l'identité de la marque. Comment ça marche ?
Dans combien de marchés trouve t-on des radios construitent uniquement autour de slogans, promos et musique en continu et qui gagnent clairement à chaque fois dans les audiences ? Et dans ces marchés spécifiques où cette situation prévaut, combien d'alternative se présente à l'auditeur ?

Je crois que pour la plupart d'entre nous, que la loyauté envers les gens se classe plus haut que celle envers les marques ou les produits. Bien sur, il se peut que je parte si je n'aime pas la chanson qui est jouée en ce moment, mais pas si j'apprécie la blague que raconte l'animateur, si ça me donne satisfaction, si ça me divertit, m'accompagne, l'impression d'être avec quelqu'un que j'apprécie et qui me le renvoi...
C'est une loyauté que je ne rejette pas facilement. C'est une loyauté que peu de stations (et peu de consultants) choisissent d'utiliser. Ce n'est pas facile d'expliquer à un animateur comment se rapprocher de son auditeur, comment offrir un sentiment d'accompagnement, comment faire sentir à un auditeur qu'il est avec un ami.

Pensez à votre auditeur comme à une seule personne. Ouvrer lui votre coeur et votre esprit, parlez lui directement. Imaginez que vous parlez à un proche et tenez vous en fermement à cette image dans votre esprit. Partagez avec cette personne : votre vie, vos observations et surtout vos émotions. Prenez des risques (les mêmes genres de risques que ceux que vous prenez avec quelqu'un avec lequel vous avez l'intention de devenir intime). C'est de cette manière que les amitiés se nouent. C'est de cette façon que la loyauté entre les gens se construit. Les slogans ne le feront pas pour vous; crédibilité, chaleur et passion le feront.

Si la loyauté envers les gens est inférieure à la loyauté aux marques pour la plupart des gens, l'un des produits que votre marque pourrait offrir, c'est des gens vrais. Ce n'est pas chose aisée. Il n'y a pas de jingle que vous pouvez écrire ou dire qui établira un lien aussi fort entre vous et l'auditeur.

Mais ça peut être fait. Selon moi, ça DOIT être fait, si vous voulez tenir l'auditeur plus loin que la prochaine chanson (surtout si ce n'est pas sa préférée).

30 dicembre

Doit on dire au revoir à la fin d'une émission ?

Grande question !!!
Je vois ici ou là que certains conseillent de ne pas le faire. D'autres pensent qu'il le faut ! Qui croire ?

Je crois que sur ce sujet, il n'y a pas vraiment d'obligation. Mais on peut imaginer un modéle cohérent.
Sur une radio musicale, on demande rarement aux animateurs de mettre leur personnalité en avant. Il est d'ailleurs souvent difficile de citer le nom de l'animateur à l'antenne. Les auditeurs étant plutôt là pour écouter la musique programmée. Il convient donc, de privilégier le flux.
J'aurai donc plutôt tendance à dire que sur ce type de radio, le "au revoir" de l'animateur n'a absolument aucun intérêt. L'auditeur passant d'un animateur à l'autre sans s'en rendre compte. On évite ainsi de créer une porte de sortie (avez vous remarquer que lorsque quelqu'un dit au revoir dans une soirée, c'est le moment que choisit la plupart des invités pour filer ?).

En revanche, si les animateurs sont sur des radios qui les mettent en lumière, on est dans un show. Il y a un vrai lien entre l'audience et l'animateur. C'est comme un concert. Et dans ce genre de spectacle, l'artiste ne manque jamais de faire ses au-revoirs à la fin du show.
La grande différence, c'est que le public ne doit pas sortir de la salle quand l'artiste s'en va. Il doit ici, donner envie à l'audience de rester assis pour participer au spectacle suivant mais aussi de revenir au prochain show qu'il fera.
L'animateur d'une radio talk doit donc accompagner son "au revoir" d'une annonce donnant envie d'écouter l'émission suivante et aussi de venir écouter la prochaine émission que cet animateur fera...

Sur ce, je vous salue et je propose de revenir dans quelques jours sur ce blog, je vous donnerai d'autres infos...
27 dicembre

Personnalisez votre antenne

Je suis en verve aujourd'hui... C'est l'effet vacances !!! Je prend le temps d'écouter les autres radios, et je remarque des erreurs que nous faisons tous mais que l'on oublie souvent de rectifier.

Voici un exemple concret : la manière impersonnelle dont certains font de la radio. Je m'explique.
J'entend ici ou là : "nous allons jouer dans moins d'un quart d'heure", "nous avons la météo pour vous...", etc. Il faut per-so-na-li-ser !!!!
Est-ce si difficile de dire "je vous conseille de rester avec nous car nous allons jouer ensemble dans moins d'un quart d'heure", "je vous conseille de mettre un pull car la météo n'est pas fameuse..", etc.

Il y a toujours une solution pour s'approprier le sujet dont on parle à l'antenne, à vous de trouver la bonne formule.

Vous pouvez même personnaliser encore un peu plus en amenant les sujets à votre personne : "j'ai des cadeaux à vous offrir dans moins d'un quart d'heure...", "j'ai mis un pull ce matin car la météo n'est pas fameuse...", etc. Vous créez ainsi un lien fort entre vous et votre audience.
Il faut juste faire attention de ne pas donner l'impression d'être le centre du monde.

L'écoute de la radio c'est une relation entre vous et vos auditeurs (qui écoutent souvent seul). Privilégiez donc la relation one-to-one. Vous y gagnerez en efficacité et en complicité. Je vous l'assure !

Le secret ultime pour faire de l'audience

Noël est passé mais j'ai envie d'offrir un beau cadeau à mes lecteurs (s'il y en a...).

Certains me disent qu'une radio doit passer beaucoup de musique, parler des sujets dans l'air du temps, avoir un habillage bien positionné, un très bon son, une bonne puissance de diffusion, un service promo à fond sur le terrain, etc.
Que nenni. Pour qu'une station de radio fonctionne face à la conccurence, il n'y a qu'une formule : offrir quelque chose d'unique !

Evidemment, si une radio décide de devenir la seule radio à programmer de la polka, son avenir en terme d'audience n'est pas garantie. Mais, elle doit trouver sa spécificité, son offre unique. C'est la garantie de se créer une "fan base" loyale (que l'on appelle "P1" dans le jargon radiophonique).

Les radios qui se définissent par une phrase simple et qui n'ont pas d'équivalent sont souvent des succés : France Info (la radio de l'info en continu), NRJ (la radio des hits), Fun Radio (la radio de la musique à danser), RTL (la radio généraliste), Skyrock (la radio de la culture urbaine)...

Evidemment, une fois que la promesse produit unique est trouvée, il convient de la mettre en forme d'une manière qui attirera le public. C'est le travail d'un directeur des programmes... Et là, je ne vous donnerai pas plus de détails sur les techniques que j'utiliserai personnellement. Les cuisiniers aiment bien garder quelques secrets de recette.

A vous de trouver votre style. Votre patte. Votre signature. Elle aussi sera unique, et c'est ce qui fera aussi de vous, un hit !
24 dicembre

Chassé-croisé sur les routes... l'info trafic c'est tout un art...

Peut être avez vous pris la route, tout comme moi, pour passer les fêtes auprès de votre famille. Vous avez donc certainement compris l'importance de l'info routière pour toute cette foule sur la route...

L'info trafic, à la radio, ça ne se fait pas n'importe comment... Les points trafic doivent être fait avec crédibilité, personnalité et cohérence. Ce sont (tout comme la météo) des moments clés pour servir les auditeurs.

La première règle est de dire la vérité (d'où l'importance de trouver de bonnes sources d'informations).

La seconde, ne pas être ennuyant. Le ton doit être naturel.

L’information doit être mise à jour le plus souvent possible et facile à comprendre.
Pour s’assurer d’avoir les meilleures infos, il faut créer un lien avec les services publics (police, CRIR, taxis, DDE …). Je vous donne une astuce qui vous permettra également d'avoir une info trafic différente et qui "starifie" vos auditeurs : mettez en place, un système de guetteurs (des auditeurs qui peuvent informer sur l’état des routes aux heures de fort traffic).

Attention, à ne jamais dire que tout va bien. À la minute, où l’on annonce cette bonne nouvelle, un accident peut avoir lieu, un bouchon se former… Vous y perdriez votre crédibilité.

Veillez à mettre en avant les informations qui intéressent le plus les auditeurs : pas la peine d'annoncer des travaux dans une petite rue ou un bouchon dans une zone qui concerne une petite frange de population.
Il faut privilégier les infos routes percutantes : en premier lieu les météos des routes (bancs de brouillards, routes verglacées...) puis les accidents, puis les bouchons (pas la peine de traîner sur les bouchons habituels), et enfin les annonces de travaux gênant la circulation (privilégier les grandes artères de déplacements).

Pour bien faire, l'info trafic se conjuge presqu'exclusivement au présent... La seule fois où vous pouvez éventuellement utiliser le futur c'est pour annoncer une prévision (un pont fermé pour travaux dans la soirée, les abords d'un stade à éviter en raison d'un match important...).

Sur ce, bonne route ! Et bonnes fêtes de fin d'année !
18 dicembre

Un jeu sur l'antenne, ça fait gagner de l'audience ?

Quand on voit l'energie et les moyens que peuvent mettre les radios sur leurs jeux, on est en droit de se le demander.

Une station de radio n'ayant pas le budget nécessaire pour offrir des lots énormes est elle condamnée à ne pas faire plus d'audience que celles qui peuvent se les offrir ?

Je ferai court : non ! Le jeu n'est pas obligatoire pour faire de l'audience.
D'ailleurs, vous même, êtes vous en attente du moment où l'animateur lance le jeu, puis lorsqu'il joue avec l'auditeur ? Le plus souvent, on ne se sent pas tellement concerné. Et la radio ne reçoit pas tellement d'appels à son standard.

Si vous souhaitez mettre des jeux sur vos antennes, je ne vous donnerai qu'un conseil. Lorsque vous l'imaginez, soyez attentif aux non-joueurs. Ils sont bien plus nombreux que la dizaine de personnes qui s'empresse d'appeler dès qu'un top standard est lancé.

Vous devez d'un moment de jeu, une occasion de divertir l'ensemble de l'audience; il faut que les auditeurs se sentent concerné par ce qui se passe sur la radio. Imaginez des concepts marrants, des habillages subtils, des questionnaires à choix multiples permettant à l'auditeur de participer dans sa tête...

Enfin, les gros lots ne sont pas forcéments les cadeaux qui feront le plus plaisir. Un animateur pourra offrir un objet personnel que les auditeurs se disputeront (si la "star" de la radio offre le stylo Bic qu'il machonne depuis une semaine, je peux vous assurer que le standard sonnera !).

L'intérêt d'offrir des lots de rêve est d'enclencher une communication autour de votre marque.
Quand Fun Radio offre 1 voiture par jour pendant 1 mois, cela permet de faire parler de la radio en achetant une campagne d'affichage et en profitant d'une publicité par bouches à oreilles (la meilleure des pubs car gratuite et loyale).

Si vous n'en avez pas les moyens, trouvez d'autres idées. Je le répéte : un jeu n'est pas obligatoirement la solution pour gagner de l'audience !
24 novembre

Talk To Me

Ouhla ! On est le 24 novembre. Pas de nouveau billet sur ce blog depuis le 22 octobre. Ce mois est passé extrémement rapidement. Très occupé. Pas beaucoup de temps pour venir écrire quelques mots cohérents les uns après les autres. Des phrases quoi.
N'y voyez pas un signe de paresse quelconque. Non, ce n'est pas cela. C'est juste que cette rentrée radio me prend beaucoup de temps et d'energie. Alors, je vais profiter de ce week end de répis pour noter un petit quelque chose. Donner un signe de vie.
 
Je viens de regarder un film très sympa qui m'a été envoyé par une lointaine tante américaine chevauchant sa mule (comprenne qui pourra) : "Talk To Me". Ce film avec Don Cheadle (un des meilleurs comédiens américains de ces dernières années) retrace la vie et la carrière d'un DJ américain : Petey Greene.
Le film nous raconte le parcours de ce taulard qui découvre la magie du média radio en prison. C'est sa planche de salut. Il s'accroche au micro pour amuser ses compagnons de geole et surtout il devient la "star" de son univers carcéral.
Dès sa sortie de prison, il fait tout pour intégrer une station de radio AM, WOL à Washington DC. Je ne vous raconte pas la suite, car tout comme le film "Private Parts" qui retrace la carrière d'Howard Stern, on a ici à faire à un biopic. C'est à dire, un film qui parle de la vraie vie d'une vraie personne.
 
J'ai bien vérifié, Petey Greene n'est pas sorti de l'imagination d'un scénariste hollywoodien, mais du quartier black et pauvre de Georgetown dans la banlieue de Washington en 1931. Il a traversé les années les moins glorieuses des américains et cela a forgé une personnalité toute particulière. Un écorché vif. Une star du micro.
 
Allez, vous aussi, si vous n'avez pas d'autres solutions, demandez à votre propre vieille tante éloignée de vous envoyer la version sous titrée de "Talk To Me".
Et pour ceux qui serait curieux, voici le vrai Petey Greene qui vous explique comment manger de la pasteque !!!
 
 
 
28 ottobre

Programmer des nouveautés

A la libération de la bande FM, les animateurs arrivaient avec leurs disques sous le bras et jouaient ce qu'ils aimaient ou qu'ils avaient envie de faire découvrir à leurs auditeurs.
Mais on s'est rendu compte que les premières radios qui aviant un parti pris de programmation étudiée étaient beaucoup plus performantes que celles qui ne misaient que sur le feeling des animateurs. Ainsi, petit à petit, chaque radio fut programmée par une seule et unique personne : le programmateur.
 
Au départ, il allait acheter des disques, puis il les reçu des maisons de disques qui le poussaient à jouer le plus possible les "objectifs" (ceux qui se devaient de vendre beaucoup).
 
Aujourd'hui le mode d'appropriation des nouveautés est multiple. L'auditeurs n'a pas que l'outil radio à sa disposition pour découvrir de la musique.
On peut remarquer que les plus jeunes  (ceux qui téléchargent le plus de musique) nous disent trouver des sons dans les BO de leurs séries préférés, en surfant sur iTunes ou sur des sites comme Pandora ou LastFM, en discutant avec leurs amis...
Ainsi, le programmateur ne doit plus se contenter d'écouter uniquement les disques qui lui sont envoyés par les labels ou qu'il peut entendre en ouvrant son logiciel Music Center.
 
Il doit trouver du temps pour surfer sur MySpace Music, pour étudier les playlistes des séries à succés (Grey's Anatomy, Dr House, High School High...). C'est évident qu'en agissant de la sorte, il va ouvir de nouvelles possibilités à son antenne et sa programmation sera plus en accord avec les attentes renouvellées du jeune public (très curieux de différenciation). Inversons le processus : c'est au programmateur radio de dire aux maisons de disques qu'il a trouvé un tube que ses auditeurs adorent. Le choix musical ne doit pas s'opérer que dans un sens. Un programmateur radio a autant d'expertise musicale qu'un directeur artistique d'un label.
18 ottobre

Quand faut il être humble ?

WHEN TO BE HUMBLE, WHEN TO BE BIG

Voici la traduction d'un billet trouvé sur la newsletter de Dan O'Day l'un des meilleurs consultants de talks shows US.

Quand votre radio est petite et qu'elle commence juste à construire son audience, jouez là "big". Les gens aiment être associés aux gagnants.

Quand votre station est énorme et en plein succès, jouez là humble. Les gens apprécient que les gagnants ne s'étalent pas trop sur leur succès.

Utilisez votre position pour faire en sorte que les auditeurs se sentent bien.
01 ottobre

L'artiste vit l'interview comme une menace

Voici un interview intéressant paru dans le journal 20 Minutes de ce matin... Claude Jaeglé, auteur de « L'interview, intellectuels et artistes face aux journalistes » (éd. PUF).

Selon vous, pour les intellectuels, l'interview est une forme de violence, voire de torture !
Au lieu d'envisager l'interview comme une chance de faire connaître leurs oeuvres, intellectuels et artistes la vivent d'abord comme une menace sur leur identité. L'artiste doit prouver par son malaise qu'il n'appartient pas au monde souillé de l'interview, c'est-à-dire à l'univers de la promotion de soi. Cette attitude inspire les feintes énigmatiques de Godard face aux journalistes, la réticence désagréable de Christine Angot ou le fait que Jack Kerouac s'endormit carrément en conférence de presse.

Vous soulevez une exception notable : les musiciens de jazz.

Leur virtuosité en interview est saisissante. Gillespie ou Miles Davis réalisent des chefs-d'oeuvre médiatiques. Le jazz est une culture de l'improvisation, une tradition orale. Surtout, ces artistes sont les descendants des esclaves musiciens. En eux se confondaient l'état d'artiste et l'état de marchandise. Pas de clivage entre la sphère idéale de l'art et la vulgarité de la promotion commerciale. Ils ont dû accorder ces deux mondes. Une tragédie surmontée en aisance.

L'interview serait « protestante » expliquez !
Dans la tradition catholique, seul le prêtre est légitimé à prendre la parole en public. Nous sommes en faute dès que nous parlons devant les autres. L'interview est née dans l'Amérique protestante, pays où la religion invite chaque citoyen à prendre la parole devant la communauté. Dans l'école américaine, l'élève est applaudi avant même de commencer un discours. Au contraire, l'élève français apprend le danger de parler. Pour cette raison, notre pays est un de ceux où il est le plus difficile de s'exprimer en public. Pourquoi ? L'exigence de maîtrise de la langue, la survalorisation de l'écrit, une pédagogie culpabilisante... En même temps, je suis frappé de voir qu'aujourd'hui, les jeux télévisés ou les talk-shows bousculent cette culture. Tout le monde parle. A tort et à travers, peut-être, mais c'est un changement majeur.

Recueilli par Anne Kerloc'h
30 settembre

De l'utilité des réalisateurs

La plupart des radios musicales n'ont pas de réalisateurs. C'est l'animateur qui pilote les enchainements entre les disques, les jingles, la pub, etc.
 
En revanche, sur les radios "talks", les réalisateurs sont encore bien présents.
 
Le réalisateur n'est souvent qu'un technicien
Evidemment, ils ouvrent les micros, mettent les auditeurs à l'antenne, lancent les écrans pubs et parfois enrichissent la conversation de l'animateur par des sons d'illustrations. Ces réalisateurs sont plutôt des techniciens d'antenne.
Mais que penser des réalisateurs qui n'apportent rien de plus à l'antenne ?
Ils existent. Ce sont des techniciens : ils ne font qu'ouvrir les micros et lancer la pub (parfois même en retard ce qui est un comble). Ceux là n'ont pas compris que l'on peut se passer de leur présence.
En effet, tout comme un animateur peut se réaliser sur une radio musicale, un animateur peut ouvrir son micro et lancer les pubs tout seul sur une radio talk. Je l'ai vu faire au Canada. Et sur une radio ayant une forte audience de surcroit.
 
Passer de technicien à réalisateur-producteur
Pour qu'il ait une réelle importance dans la création d'audience, le réalisateur doit absolument sortir de son unique rôle de technicien.
Il doit être l'homme qui se trouve dans l'oreillette de l'animateur.
Il doit avoir le recul pour apporter des conseils, des remarques, le recadrer lorsqu'il est trop long, le prévenir quand un meilleur auditeur est en attente, lancer des sons d'illustrations au bon moment pour réveiller le flux parlé, et surtout veiller à ce qu'il n'y ait aucun "bug" sur l'antenne.
 
Le bug créé par un réalisateur
Ce week-end encore, j'ai entendu un réalisateur qui n'a pas lancé les pubs à la bonne heure et qui a, par cette grosse faute, empêché la diffusion des messages des annonceurs aux heures où ceux-ci les avaient achetés.
C'est en soit une erreur enorme sur une radio commerciale.
Mais surtout cette erreur de timing a fait manquer la reprise d'un match capital sur l'antenne de sa radio. Le match a repris partout sauf sur cette radio.
Le réalisateur a donc commis la pire faute possible sur une radio : il a offert ses auditeurs à la concurrence. Car les afficionados de ce sport n'ont certainement pas attendu (surtout si un écran pubs était diffusé), ils sont allés voir ailleurs si c'était reparti. Et c'était le cas. Ils sont donc restés sur les radios qui étaient à l'heure au rendez-vous.
 
Chacun a son rôle à tenir
Evidemment, personne n'est à l'abri de faire une erreur. Mais si l'on adjoint un réalisateur et un standardiste aux animateurs de talk show c'est justement pour que chacun soit le plus efficace dans son domaine.
L'animateur doit veiller à animer le mieux possible (en restant concentré sur ce que disent les auditeurs pour pouvoir les reprendre si nécessaire), le standardiste doit répondre, selectionner ou appeler les intervenants les plus pertinents pour le contenu du programme, et le réalisateur-producteur doit veiller à ce que tout se passe bien sur l'antenne.
 
19 settembre

De la constance !

Vous voulez faire de l'audience ?
Il faut que l'audience comprenne ce que vous avez à lui offrir. Simplement. Rapidement.
 
En une vingtaine de minutes d'écoute, un auditeur doit être capable d'expliquer votre format. Si ce n'est pas possible pour lui, ou si son explication ne ressemble pas à ce que vous souhaitiez faire, c'est que votre radio n'a pas atteint son but.
 
Le zapping est de plus en plus fréquent. Il n'est pas rare que les auditeurs choisissent entre 5 radios différentes. Vous avez tout intérêt à les retenir lorsqu'ils arrivent chez vous. Il faut qu'automatiquement ils sachent où ils sont et ce que vous avez à leur offrir. Montrez votre formule tout le temps et rapidement.
Vous êtes une radio musicale de hits ? L'auditeur doit tomber sur un hit et vous devez les enchainer (pas d'incartade).
Vous êtes une radio de golds allant des années 60 à 80 ? Dans une vingtaine de minute d'écoute, je dois l'avoir compris (par une programmation variée, des jingles annonçant cette offre et par le ton et le discours de l'animateur).
Vous êtes une radio talk d'info ? Soyez sur le sujet du moment, décortiquez le, faites réagir les auditeurs, parlez (et ne passez pas de musique). 
Etc. Etc.
 
Y'a pas de mystère : l'auditeur veut ce qu'il vient chercher en venant chez vous. Offrez le lui tout le temps.
 
18 settembre

Arrêtez de faire des annonces... Commencez à parler !

J'écoutais ce matin une radio dont je tairais le nom et j'ai remarqué une erreur d'animation que j'entend souvent (malheureusement)...
L'animateur ne me parlait pas du tout. Il faisait son annonce à l'ensemble des auditeurs. C'est une grave erreur. Il n'a pas su me toucher. Je n'ai pas été concerné. J'ai zappé.

Le rôle principal d'un animateur (quel que soit le format de sa radio), c'est justement de créer un lien avec l'audience. Pour permettre une plus forte appropriation du média par l'auditeur, d'augmenter la durée d'écoute, de faire passer des messages...

La seule façon d'y arriver, c'est de parler à l'audience. La plupart du temps, on entend des animateurs qui parlent à toute l'audience. Comme un annonceur dans un stade ("Mesdames et Messieurs, dans un instant dans ce stade, vous pourrez applaudir Robbie Williams..."). Sauf que la radio s'écoute le plus souvent seul avec soit même. Ce n'est pas une expérience que l'on partage en foule. L'animateur doit donc parler à UNE personne. L'auditeur (ou auditrice) emblématique de la radio. L'animateur doit s'imaginer que de l'autre côté de la table, il y a cette personne et qu'il discute avec elle. Face à face. Yeux dans les yeux.

Si vous êtes animateur, essayez d'appliquer cette formule et vous allez voir la différence très rapidement. Les auditeurs vont commencer à créer un lien très particulier avec vous. Ils se sentiront plus concerné par votre animation, vous allez plus les toucher, vous allez devenir un incontournable.
17 settembre

Mémoire

Je voulais prendre 5 minutes pour saluer la mémoire de SuperNana... Lorsque j'ai discuté avec elle il y a quelques jours, elle se faisait une joie de reprendre le micro prochainement. Elle devait, en effet, rejoindre l'équipe de Laurent Baffie sur Europe1 et on sentait à quel point elle était heureuse à l'idée de retrouver les auditeurs. Bravo à toi Sup' pour ce que tu as apporté à la radio : la liberté de ton, l'anti-conformisme et le lacher-prise.
09 settembre

La radio se vit aussi pendant les congès

Le retour des vacances d'été à cela d'intéressant qu'il nous permet d'être reposé et de revenir au travail plein de bonnes volontés.
Mais le principal intérêt des vacances c'est de pouvoir se ressourcer.
 
Et c'est un moment privilégié pour les gens de radio. Les animateurs reviennent avec des annecdotes à raconter à l'antenne et tous ont un point commun : ils reviennent à l'essentiel de leur métier.
Avec le train-train quotidien ou en ayant le nez dans le guidon, au fil de l'année, souvent on fini par dévier de sa route. Et cela, on s'en rend compte lorsque l'on prend un peu de temps de repos et que l'on peut faire un bilan (ou lorsque l'on paie un consultant qui arrive de l'extérieur avec un regard neuf et qui pointe les erreurs flagrantes que l'on fini par ne plus voir).
 
Au début de ma carrière dans la radio, j'étais intermittent du spectacle. Et finalement, je prenais l'argent des Congès Spectacles sans prendre de m'arrêter de travailler. Avec le recul, je me rend compte que c'était une énorme erreur. 
 
Il faut savoir s'accorder du temps. S'aménager des moments de réflexion. Faire des breaks.
C'est important, car ne l'oublions pas, nous faisons un métier qui est également artistique.
31 luglio

Les jeunes écoutent moins la radio : que faire pour arrêter l'hémoragie ?

On peut constater que sur les 8 dernières années, près de 20% des moins de 34 ans ont quitté l'écoute du média radio traditionnel. Ces dernières années cependant, on remarque que le média regagne de l'audience cumulée (nottament grâce aux radios talk) mais comme toute industrie, on doit veiller à renouveller nos consommateurs et il n'est pas sain de ne rien faire auprès des jeunes qui ne sont plus attirés par notre produit.

Que pouvons nous bien faire? Difficile question. Je ne m'estime pas être le seul au monde à avoir la réponse à cette question cruciale, cependant, on peut imaginer qu'il existe des pistes de reflexion. Ne dit on pas que face à chaque problème, il existe une solution ?

La première idée serait peut être de pousser pour plus de formats "jeune" : Top40 (ou CHR), Hip Hop, Rock, Alternarif... Mais ne risque t'on pas encore d'avoir des réactions mitigées de nos jeunes auditeurs. Si cette solution est la meilleure, nous n'aurions rien de nouveau à faire mais force est de constater que cela ne suffit pas.

Nous devrions plutôt commencer à ré inventer le vieux modéle de la programmation du média radio ?

Programmation musicale et formats : les moins de 25 ans ont soifs de découverte. Ils sont ouverts. Pourquoi ne vouloir faire que des formats ultra resserés ? Dans toutes les études que j'ai conduit dans les radios où je suis passé, j'ai toujours pu lire "plus de diversité", "plus de variété"... Tourner 20 titres en boucle dans un style très resserés n'est pas une si bonne idée que cela. D'ailleurs, lorsque j'ai repensé le format de Contact (pourtant thématique), j'ai choisi d'ouvrir le cluster musical sur la House, la Pop Dance, le R&B, la trance... tout en conservant certains morceaux de l'ancien format (Techno). La radio a gardé une identité propre car "dance rythmic" mais elle a permis d'entendre une plus grande diversité musicale.
J'ajoute que pour assouvir cette soif de découverte, il n'est pas inutile de mettre plus de nouveautés à l'antenne. Les tubes (currents et golds) permettant de "rassurer" l'auditeur qui garde beaucoup de repères dans le flux musical.

Audiences: Sommes nous bien connectés avec leur façon de vivre ? Médiamétrie l'est il ? Quand on sait que les jeunes n'auront plus que des téléphones portables vers 2010, il faudrait accelérer l'intégration plus massif d'appels vers cette cible sur les GSM pour que le sondage soit plus en adéquation avec la réalité du terrain.

Recherche: Nous devons également veiller à mieux traiter cette cible jeune dans les vagues de recherche. D'ailleurs, il est bon d'imaginer que l'on peut utiliser d'autres méthodes de recherche avec les plus jeunes. Nottament la recherche sur internet pour les études de perceptions et même pour tester des styles musicaux ou des tendances.

Créativité: Habillage, promotions, émissions spéciales, horloges et animation, tout a besoin d'un dépoussiérage. Quelques points à considérer :

•    Pourquoi devons nous toujours placer l'intervention de l'animateur juste avant un écran pub ? Est-ce que l'animateur doit obligatoirement être le signal qu'un écran pubs arrive ?

•    Quel est l'intérêt de tous les sweepers et habillage que nous avons ? La plupart permettent de rabacher les slogans ou de passer d'un son à un autre. Ils sont donc utiles. Mais niveau créativité, ce n'est pas toujours ça... Au dela de l'intérêt pratique de l'habillage, il faudrait également penser à divertir l'audience ?

•    Pourquoi les participants aux jeux ou les appelants sont ils forcés de dire - vous êtes numéro 1 - pour pouvoir gagner ?

•    Les animateurs portent souvent des pseudos faussement jeunes : prénoms américains nottament. Mais sommes nous sûrs que les jeunes connaissent des Mike, Stan, etc ? On peut être jeune et aimer des gens qui portent des noms "normaux". D'ailleurs, les animateurs peuvent avoir un prénom et un nom sans que cela géne les jeunes auditeurs.

•    Regardez bien les émissions spéciales des radios : NRJ paie tes factures, Party Fun, etc. Toutes ces "features" sont elles vraiment intéressantes pour la radio et son audience? Je n'en suis pas sûr. La radio devrait être plus créative et en phase avec les besoins et délires de la cible. Une piste à suivre : les sites internet préférés des jeunes...

•    Le style d'animation – La plupart des animateurs a bien compris les régles de positionnement. On commence par la marque, on fait une promo et on fini par la marque. Mais le souci, c'est que c'est devenu quasiment 80% de ce que font les animateurs sur l'antenne. Ils vendent bien la radio mais ils oublient de parler aux auditeurs et d'être fun ! Une radio doit amener de la convivialité.

•    Les jeux – Ca ne sert pas d'avoir que des gros prix, mais qu'ils soient plutôt l'occasion de divertir les auditeurs. Avez vous vu "La Roue de La Fortune" ? Entre l'ancienne version et la nouvelle, la grosse différence, c'est la déconne insufflée par Christophe Dechavanne. Regardez les émissions de télé réalité. Dans "La Star Académy", on ne regarde pas pour le cadeau offert au gagnant à la fin, mais pour les histoires que vivent les candidats. C'est ce qui fait que les jeux continuent à faire de l'audience à la télé et que les téléspectateurs prennent plaisir à les regarder.


Comme un bon surfer, prenez la bonne vague: regardez le succés de MySpace. Sur l'internet, ils ont construit rapidement une forte audience et pourtant ce n'était pas le premier club interactif de blogs présent sur la toile. Mais ils ont mis les bons outils à la disposition des internautes. Ils ne se sont pas arrêtés à mettre un système de blogs. Ils ont ajouté une dimension divertissante (la possibilité d'être en relation avec des stars, des invitations à des soirées privées, des castings, etc.). MySpace a donc surfé sur la vague de la starification des gens normaux (comme toutes les émissions de télé réalité).
La radio devra certainement profiter de l'arrivée de la radio numérique pour créer un nouveau lien avec la jeune génération.

23 luglio

WCBS is back !

Imaginez la bande FM française sans Nostalgie. Difficile ?!

Et bien pourtant, c'est ce qui est arrivé pendant quelques années à New-York City.

La radio WCBS avait changé de format en 2005. Elle s'était alors tournée vers un format créé par un consultant qui portait la marque : Jack FM. Bonne idée sur le papier : beaucoup de golds principalement des années 80 et des rotations très légères. Un iPod sur la FM quoi... Mais voilà, les auditeurs n'ont pas suivi.

Alors la direction a fini par décidé de revenir vers le format originel de CBS FM: la nostalgie ! Si vous voulez visiter la homepage de cette radio qui regorge d'interviews d'animateurs, du directeur des programmes...

http://www.wcbsfm.com

20 luglio

Que veulent les femmes ?

Une étude très intéressante menée par Arbitron nous apporte quelques réponses à cette intéressante question...

Si vous souhaitez être apprécié d'une audience feminine, ce billet va devenir votre meilleur allié...

 

> Les femmes veulent entendre leur musique favorite (et beaucoup de musique), même si leur format préféré est l'info. Entendre leur musique préférée est la raison première d'écoute. La radio devra veiller à bien choisir sa programmation et d'insister sur les disques préférés de l'audience feminine.

 

> Les femmes cherchent des radios qu'elles peuvent écouter avec leurs enfants, et elles zapperont si le contenu est trop "hard" (65% des femmes détestent les animateurs trop crus ou aux propos trop rudes). Elles ne veulent pas entendre de contenu cru, rude, raciste, sexiste, obscène et profane. La radio devra museler les animateurs qui ne respectent pas cette consigne.

 

> Les femmes zappent le plus souvent à cause du fameux "trop de pubs", c'est la raison première de zapping. La radio doit veiller à ce que les spots soient les plus créatifs possible et qu'ils ne soient pas sexistes (par exemple en évitant les pubs pour les numéros roses qui racolent les hommes). 

 

> Les femmes sont plus motivées à écouter la radio que n'importe quel autre média si celui-ci les informent fréquemment (breaking news, infos régulières, flashs concis). Ainsi, une  radio qui cherche a augmenter son audience feminine devra penser à placer beaucoup de rendez-vous d'info courts au fil de la journée (éviter les infos trop hard surtout s'il s'agit d'enfants). 

 

> Les femmes ne sont pas fans de jeux (seules 11% écoutent une radio pour gagner quelque chose, 23% trouvent que les jeux sont divertissants et 40% ne veulent absolument pas entendre de jeux). Plus elles vieillissent et moins elles apprécient les jeux. Lorsque la radio fait un jeu, elle doit veiller à le rendre divertissant et en phase avec les gouts des auditrices (seule une auditrice sur 10 espérent gagner à un jeu) ou alors ne pas faire de jeux !

 

> Les femmes veulent que l'on identifie les chansons diffusées, et c'est plus important qu'une intervention amusante de l'animateur (50% des femmes voudraient que les radios annoncent les titres et artistes des chansons diffusés plus souvent que maintenant; et 37% voudraient que la radio les fasse rire). Les animateurs devraient pouvoir intervenir le plus souvent possible (quasiment à chaque disque), même si l'intervention est courte afin d'annoncer les références du morceau diffusé.

 

> Même si les femmes sont de plus en plus sous-pression, elles restent optimistes. Elles n'apprécient pas le négativisme (humour noir, défaistisme...). La radio doit veiller à faire rire ses auditrices. Le programme doit être le plus divertissant possible.

 

> Beaucoup de femmes travaillent mais peu d'entre elles écoutent la radio au boulot (celles qui le font écoutent longtemps en revanche). 85% des femmes ne souhaitent pas qu'un animateur vienne leur rendre visite sur leur lieu de travail. La radio doit éviter les concours qui s'insinuent dans l'entreprise.

 

> Les femmes choisissent d'écouter une radio car elles en ont entendu parlé par un ami (76%), car elles en ont entendu parlé à la TV (68%), car elles ont vu un 4x3 (65%), car elles ont reçu un mail (63%), car elles sont tombées dessus en zappant (52%), car elles ont vu une affiche (45%), car elles ont vu un auto-collant (37%). La radio doit être capable de faire parler d'elle en positif afin de créer un effet boule de neige autour de sa marque.

 

Bref... SI VOUS VOULEZ CAPTER UNE AUDIENCE FEMININE : ECOUTEZ LES FEMMES ! ELLES VOUS ECOUTERONT !

Et surtout n'oubliez pas que les femmes utilisent la radio pour :

1- se sentir bien

2- aider à se relaxer

3- rester informées

 

(Elements tirés d'une étude Arbitron pour Joint Communications)

15 luglio

Quand doit on arrêter la musique ?

C'est la grande interrogation des radios musicales...
Elles se demandent toujours quand elles doivent casser leur format.
 
La réponse à cette question est assez évidente : quand l'audience l'exige !
 
Il convient de casser son format musical quand les auditeurs sont plus intéressés par ce qui risquent d'affecter le cours de leurs vies que par le fait d'entendre le disque suivant.
Un disque ne pourra jamais lutter face à une énorme info qui tombe et qui fait que la vie s'arrête, que les gens veulent en savoir plus, qu'elle devient le sujet de discussion numéro 1 en quelques minutes...
Evidemment, une radio musicale n'a pas la crédibilité pour suivre cette info indéfiniment. Elle reviendra donc très vite sur son format musical. Mais finalement, lorsque les auditeurs auront eu toutes les informations qu'ils recherchaient, ils reviendront à l'écoute de leur radio. Et ils seront heureux d'avoir constaté qu'elle ne les avait pas éloigné de cette information capitale.
 
Etre réactif est l'une des fonctions principales du média radio. C'est l'une de ses forces. Les auditeurs vont seront gré d'avoir tenu cette promesse du média. Ils sauront que lorsqu'ils vous écoutent, ils ne ratent rien !
 
 
 
12 luglio

100 jours, 100 morning shows

Deux jeunes animateurs américains se sont posés une question fondamentale : qu'est ce qui fait un bon morning show ? Mitch Baldwin et Will Harvey ont ainsi organisé un voyage d'une centaine de jours à travers les Etats-Unis pour rencontrer les 100 meilleurs morning shows du pays. Si vous voulez en savoir plus, visitez leur site :

http://www.project100radio.com/

05 luglio

Programmation musicale : le bon cycle

Ca fait un petit moment que je n'ai pas parlé de musique et de programmation musicale. Trop occupé que je suis à créer une antenne talk.

Mais j'aime toujours la musique et les radios musicales. Même si je les trouve de moins en moins intéressantes.

Chaque disque et quelque soit la radio vit toujours le même cycle de vie:

1- Introduction

2- Adoption

3- Maturité

4- Déclin

Ce qui est différent d'un titre à l'autre, c'est la durée de ces différentes étapes. Pour le savoir, il n'y a pas beaucoup de solutions. La plus efficace est de demander aux auditeurs.

Je ne crois pas trop aux demandes par téléphone. Certaines stations notent les disques les plus demandés au standard et en tirent la conclusion que les plus demandés sont les plus appréciés. Bof !

Et pourquoi ? Qui leur dit que ce n'est pas la même personne qui demande le même disque plusieurs fois par jour ? Que cette (ces) personne(s) sont dans la cible ? Et qu'ils sont auditeurs de la radio ?

Je le redis, une solution principale s'offre aux programmateurs. La recherche. Nottament le principe du Call-Out : des enquêtrices appelent aléatoirement jusqu'à ce qu'elle trouve des personnes repondant à des critères très étudiés (age, sexe, lieux d'habitation, radios les plus fréquemment écoutées...) pour leur faire écouter des extraits de chansons. Les répondants donnent leur avis et lorsque les enquêtrices ont rempli leur panel, une synthèse des résultats est donnée au programmateur. La radio offre alors vraiment les morceaux que les auditeurs veulent vraiment entendre.

C'est le coeur du métier de programmateur. Offrir aux auditeurs la musique qu'ils aiment.

 

le moment le plus important de la vie d'un disque, c'est l'introduction. Il faut choisir le bon, le rentrer en programmation au bon moment (c'est à dire pas trop tôt, car il n'est jamais trop tard) et bien le placer dans la programmation pour éviter le zapping.

Le retirer au bon moment est moins difficile : les auditeurs le font savoir pendant la phase de recherche. Après la vraie magie réside dans l'élaboration de l'horloge de la programmation. Combien de morceaux par heure, dans quel ordre, à quel rythme... Chacun sa méthode. Et là, on entre dans un domaine plus secret propre à chaque directeur de programme. C'est là où l'on retrouve la notion artistique du métier de programmateur radio.

21 giugno

Scott & Todd : un morning ensemble depuis 16 ans ! Les recettes

Todd Pettengill dit qu'il a appris quelques petites choses durant ces 16 années où il a co-animé le Morning show de WPLJ (New York) avec Scott Shannon.

L'une d'elles implique des dindes. "Il y a quelques années, le jour de Thanksgiving, quelqu'un a décidé que ce serait une bonne idée d'amener des dindes vivantes lors de l'émission" se souvient Todd. "Avez vous déjà senti 95 dindes dans une salle? C'est plus qu'insupportable. Vous ne pouvez presque plus respirer." Le pire, c'est que ce jour là, les dindes n'étaient pas les seules invitées. Phil Collins est venu pour une interview. "Phil ne nous a pas oublié" s'amuse Scott Shannon.

Avec le soutien d'une base loyale d'auditeurs fidèles, l'émission matinale de Shannon et Pettengill est désormais l'émission qui est restée le plus longtemps à l'antenne dans cette ville (Celle de Jim Kerr sur WAXQ a tenu l'antenne plus longtemps, mais pas de manière consécutive). Scott et Todd celebrent leur "Sweet Sixteen" au Hard Rock Cafe, avec un spectacle tenu par un de leur ami new-yorkais : Jon Bon Jovi. Bon Jovi, était déjà à l'antenne la veille avec Scott et Todd (c'est l'un des nombreux artistes qui sont devenus des amis de l'émission).

D'ailleurs ces deux animateurs sont des grands fans de musique et ils ont aidés pas mal de jeunes artistes comme John Mayer. "Un morning show n'est pas basé sur la musique," rappelle Scott Shannon. "Mais la musique est une composante de ce type d'émission. On peut jouer une bonne grosse chanson ou quelque chose de plus branché si on le sent." La musique aide à donner de la relâche au show, ce qui arrangent les différentes personnalités de l'émission : Shannon le vétéran toujours stupéfié, Pettengill l'ado futé, Patti Steele la reporter du divertissement, le producteur Joe (Monkey Boy) Pardavilla, l'aventurier baroudeur Brad Blanks et le mec de la météo Joe Nolan. "Nous croyons dans le développement des personnages spécifiques," explique Shannon. "Les auditeurs veulent comprendre le sens de la présence de chaque personne."

L'émission ne ressemble pas aux autres morning shows disponibles à la radio : l'émission de 'PLJ a réussi à créer au fil des années une réputation particulière : celle d'être une émission que l'on écoute lorsque les enfants ne sont pas dans la pièce ou dans la voiture. Pourtant, elle ne pourrait pas être frappée d'une interdiction au moins de 16 ans. "Nous faisons une émission pour adultes," rappelle Shannon. "On ne fait pas des cochonneries pour le seul plaisir de faire des cochonneries." "Quand on va dans ce genre de délires, on essaie de le faire ou de le dire d'une façon qui marque mais sans offenser les gens" dit Pettengill. "Nous essayons d'ailleurs de nous écarter le plus possible des sujets politiques et religieux car ils polarisent trop les gens. Ca n'amène rien de bon."

"Personne ici n'est trop timide pour donner son opinion," argumente Scott Shannon. "Nous sommes en désaccord sur beaucoup de sujets. Mais on ne le fait pas sonner comme une bagarre. Les gens peuvent en avoir assez des conflits car ils en entendent partout autour d'eux".

 Hors antenne, les deux co-animateurs sont des amis qui ont chacun leurs propres vies. "On joue quelque fois au golf," dit Pettengill. "Mais on ne passe pas beaucoup de temps à trainer ensemble." Ils ne collaborent pas non plus sur la préparation de l'émission lorsqu'ils arrivent à la station vers 4h ou 4h30 du matin, préférant garder leur commentaires au frais pour l'antenne. Même si c'est assez bizarre, ça marche. "Je ne peux pas dire que j'espèrais que cela dure 16 ans," dit Shannon. "En radio, il n'y a pas de norme. Mais on le fera jusqu'à ce qu'on n'y prenne plus de plaisir." Pettengill rétorque "Et tant que je serai le plus jeune," (...) "Je le ferai longtemps après qu'il n'y ait plus de plaisir, mais pour le moment, il est encore là."

19 giugno

Y a t'il trop de musique dans votre morning show ?

... ou plutôt : est-ce qu'un morning show divertissant a besoin de passer de la musique ? Peut être pas. Pourquoi ?

Les gens sont plutôt stressés le matin. Ils cherchent à se raccrocher à quelque chose pour démarrer leur journée. Ca peut être de l'humour, des points de vues sur des infos ou des sujets chauds, de la contreverse ou de l'information.
Tous ces élements donnent potentiellement de la matière à discussion aux auditeurs lorsqu'ils arrivent au travail. Plus que la musique. Pensez y.
Si un auditeur arrive au travail avec quelques minutes d'avance et qu'il ne se rend pas à son poste de travail avant l'heure fatidique uniquement pour écouter votre émission quelques minutes de plus, qu'il reste dans sa voiture pour fumer une cigarette (ou boire un café) en écoutant la radio.

Qu'est ce qui va retenir son attention ? Une chanson ou un sketch, une discussion chaude, un flash info ou un insert marrant ?

Pour ma part, je ne me souviens pas avoir entendu quelqu'un me dire " hey ! j'ai adoré votre morning show ce matin, tout spécialement quand vous avez passé la nouvelle chanson de Madonna". Après avoir dit cela, la question qui fache c'est : "est ce que vos animateurs du morning show sont assez talentueux pour que l'on enlève la musique et d'être plus "talk" ?

Comme ces talk shows qui ont démarrés il y a une quarantaine d'années sur nos fameuses radios généralistes, en 2007 le contenu reste l'élément clé d'un morning 100% talk, 0% musique. La différence aujourd'hui c'est que l'on n'est pas obligé d'aborder que l'information avec un ton monotone ou de se prendre au sérieux.
Aujourd'hui, on doit s'approcher le plus possible de la demande des auditeurs : les faire rire, les informer, leur apporter des sujets qui les intéressent. Etre un morning show sans musique, permet à l'émission d'intéresser plus l'audience cible, de livrer du contenu qui séduit la cible et, qui donne l'image d'une radio dans son temps, divertissante, compléte, qui fait parler, et dont on se souvient !
 
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