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31 luglio

Les jeunes écoutent moins la radio : que faire pour arrêter l'hémoragie ?

On peut constater que sur les 8 dernières années, près de 20% des moins de 34 ans ont quitté l'écoute du média radio traditionnel. Ces dernières années cependant, on remarque que le média regagne de l'audience cumulée (nottament grâce aux radios talk) mais comme toute industrie, on doit veiller à renouveller nos consommateurs et il n'est pas sain de ne rien faire auprès des jeunes qui ne sont plus attirés par notre produit.

Que pouvons nous bien faire? Difficile question. Je ne m'estime pas être le seul au monde à avoir la réponse à cette question cruciale, cependant, on peut imaginer qu'il existe des pistes de reflexion. Ne dit on pas que face à chaque problème, il existe une solution ?

La première idée serait peut être de pousser pour plus de formats "jeune" : Top40 (ou CHR), Hip Hop, Rock, Alternarif... Mais ne risque t'on pas encore d'avoir des réactions mitigées de nos jeunes auditeurs. Si cette solution est la meilleure, nous n'aurions rien de nouveau à faire mais force est de constater que cela ne suffit pas.

Nous devrions plutôt commencer à ré inventer le vieux modéle de la programmation du média radio ?

Programmation musicale et formats : les moins de 25 ans ont soifs de découverte. Ils sont ouverts. Pourquoi ne vouloir faire que des formats ultra resserés ? Dans toutes les études que j'ai conduit dans les radios où je suis passé, j'ai toujours pu lire "plus de diversité", "plus de variété"... Tourner 20 titres en boucle dans un style très resserés n'est pas une si bonne idée que cela. D'ailleurs, lorsque j'ai repensé le format de Contact (pourtant thématique), j'ai choisi d'ouvrir le cluster musical sur la House, la Pop Dance, le R&B, la trance... tout en conservant certains morceaux de l'ancien format (Techno). La radio a gardé une identité propre car "dance rythmic" mais elle a permis d'entendre une plus grande diversité musicale.
J'ajoute que pour assouvir cette soif de découverte, il n'est pas inutile de mettre plus de nouveautés à l'antenne. Les tubes (currents et golds) permettant de "rassurer" l'auditeur qui garde beaucoup de repères dans le flux musical.

Audiences: Sommes nous bien connectés avec leur façon de vivre ? Médiamétrie l'est il ? Quand on sait que les jeunes n'auront plus que des téléphones portables vers 2010, il faudrait accelérer l'intégration plus massif d'appels vers cette cible sur les GSM pour que le sondage soit plus en adéquation avec la réalité du terrain.

Recherche: Nous devons également veiller à mieux traiter cette cible jeune dans les vagues de recherche. D'ailleurs, il est bon d'imaginer que l'on peut utiliser d'autres méthodes de recherche avec les plus jeunes. Nottament la recherche sur internet pour les études de perceptions et même pour tester des styles musicaux ou des tendances.

Créativité: Habillage, promotions, émissions spéciales, horloges et animation, tout a besoin d'un dépoussiérage. Quelques points à considérer :

•    Pourquoi devons nous toujours placer l'intervention de l'animateur juste avant un écran pub ? Est-ce que l'animateur doit obligatoirement être le signal qu'un écran pubs arrive ?

•    Quel est l'intérêt de tous les sweepers et habillage que nous avons ? La plupart permettent de rabacher les slogans ou de passer d'un son à un autre. Ils sont donc utiles. Mais niveau créativité, ce n'est pas toujours ça... Au dela de l'intérêt pratique de l'habillage, il faudrait également penser à divertir l'audience ?

•    Pourquoi les participants aux jeux ou les appelants sont ils forcés de dire - vous êtes numéro 1 - pour pouvoir gagner ?

•    Les animateurs portent souvent des pseudos faussement jeunes : prénoms américains nottament. Mais sommes nous sûrs que les jeunes connaissent des Mike, Stan, etc ? On peut être jeune et aimer des gens qui portent des noms "normaux". D'ailleurs, les animateurs peuvent avoir un prénom et un nom sans que cela géne les jeunes auditeurs.

•    Regardez bien les émissions spéciales des radios : NRJ paie tes factures, Party Fun, etc. Toutes ces "features" sont elles vraiment intéressantes pour la radio et son audience? Je n'en suis pas sûr. La radio devrait être plus créative et en phase avec les besoins et délires de la cible. Une piste à suivre : les sites internet préférés des jeunes...

•    Le style d'animation – La plupart des animateurs a bien compris les régles de positionnement. On commence par la marque, on fait une promo et on fini par la marque. Mais le souci, c'est que c'est devenu quasiment 80% de ce que font les animateurs sur l'antenne. Ils vendent bien la radio mais ils oublient de parler aux auditeurs et d'être fun ! Une radio doit amener de la convivialité.

•    Les jeux – Ca ne sert pas d'avoir que des gros prix, mais qu'ils soient plutôt l'occasion de divertir les auditeurs. Avez vous vu "La Roue de La Fortune" ? Entre l'ancienne version et la nouvelle, la grosse différence, c'est la déconne insufflée par Christophe Dechavanne. Regardez les émissions de télé réalité. Dans "La Star Académy", on ne regarde pas pour le cadeau offert au gagnant à la fin, mais pour les histoires que vivent les candidats. C'est ce qui fait que les jeux continuent à faire de l'audience à la télé et que les téléspectateurs prennent plaisir à les regarder.


Comme un bon surfer, prenez la bonne vague: regardez le succés de MySpace. Sur l'internet, ils ont construit rapidement une forte audience et pourtant ce n'était pas le premier club interactif de blogs présent sur la toile. Mais ils ont mis les bons outils à la disposition des internautes. Ils ne se sont pas arrêtés à mettre un système de blogs. Ils ont ajouté une dimension divertissante (la possibilité d'être en relation avec des stars, des invitations à des soirées privées, des castings, etc.). MySpace a donc surfé sur la vague de la starification des gens normaux (comme toutes les émissions de télé réalité).
La radio devra certainement profiter de l'arrivée de la radio numérique pour créer un nouveau lien avec la jeune génération.

23 luglio

WCBS is back !

Imaginez la bande FM française sans Nostalgie. Difficile ?!

Et bien pourtant, c'est ce qui est arrivé pendant quelques années à New-York City.

La radio WCBS avait changé de format en 2005. Elle s'était alors tournée vers un format créé par un consultant qui portait la marque : Jack FM. Bonne idée sur le papier : beaucoup de golds principalement des années 80 et des rotations très légères. Un iPod sur la FM quoi... Mais voilà, les auditeurs n'ont pas suivi.

Alors la direction a fini par décidé de revenir vers le format originel de CBS FM: la nostalgie ! Si vous voulez visiter la homepage de cette radio qui regorge d'interviews d'animateurs, du directeur des programmes...

http://www.wcbsfm.com

20 luglio

Que veulent les femmes ?

Une étude très intéressante menée par Arbitron nous apporte quelques réponses à cette intéressante question...

Si vous souhaitez être apprécié d'une audience feminine, ce billet va devenir votre meilleur allié...

 

> Les femmes veulent entendre leur musique favorite (et beaucoup de musique), même si leur format préféré est l'info. Entendre leur musique préférée est la raison première d'écoute. La radio devra veiller à bien choisir sa programmation et d'insister sur les disques préférés de l'audience feminine.

 

> Les femmes cherchent des radios qu'elles peuvent écouter avec leurs enfants, et elles zapperont si le contenu est trop "hard" (65% des femmes détestent les animateurs trop crus ou aux propos trop rudes). Elles ne veulent pas entendre de contenu cru, rude, raciste, sexiste, obscène et profane. La radio devra museler les animateurs qui ne respectent pas cette consigne.

 

> Les femmes zappent le plus souvent à cause du fameux "trop de pubs", c'est la raison première de zapping. La radio doit veiller à ce que les spots soient les plus créatifs possible et qu'ils ne soient pas sexistes (par exemple en évitant les pubs pour les numéros roses qui racolent les hommes). 

 

> Les femmes sont plus motivées à écouter la radio que n'importe quel autre média si celui-ci les informent fréquemment (breaking news, infos régulières, flashs concis). Ainsi, une  radio qui cherche a augmenter son audience feminine devra penser à placer beaucoup de rendez-vous d'info courts au fil de la journée (éviter les infos trop hard surtout s'il s'agit d'enfants). 

 

> Les femmes ne sont pas fans de jeux (seules 11% écoutent une radio pour gagner quelque chose, 23% trouvent que les jeux sont divertissants et 40% ne veulent absolument pas entendre de jeux). Plus elles vieillissent et moins elles apprécient les jeux. Lorsque la radio fait un jeu, elle doit veiller à le rendre divertissant et en phase avec les gouts des auditrices (seule une auditrice sur 10 espérent gagner à un jeu) ou alors ne pas faire de jeux !

 

> Les femmes veulent que l'on identifie les chansons diffusées, et c'est plus important qu'une intervention amusante de l'animateur (50% des femmes voudraient que les radios annoncent les titres et artistes des chansons diffusés plus souvent que maintenant; et 37% voudraient que la radio les fasse rire). Les animateurs devraient pouvoir intervenir le plus souvent possible (quasiment à chaque disque), même si l'intervention est courte afin d'annoncer les références du morceau diffusé.

 

> Même si les femmes sont de plus en plus sous-pression, elles restent optimistes. Elles n'apprécient pas le négativisme (humour noir, défaistisme...). La radio doit veiller à faire rire ses auditrices. Le programme doit être le plus divertissant possible.

 

> Beaucoup de femmes travaillent mais peu d'entre elles écoutent la radio au boulot (celles qui le font écoutent longtemps en revanche). 85% des femmes ne souhaitent pas qu'un animateur vienne leur rendre visite sur leur lieu de travail. La radio doit éviter les concours qui s'insinuent dans l'entreprise.

 

> Les femmes choisissent d'écouter une radio car elles en ont entendu parlé par un ami (76%), car elles en ont entendu parlé à la TV (68%), car elles ont vu un 4x3 (65%), car elles ont reçu un mail (63%), car elles sont tombées dessus en zappant (52%), car elles ont vu une affiche (45%), car elles ont vu un auto-collant (37%). La radio doit être capable de faire parler d'elle en positif afin de créer un effet boule de neige autour de sa marque.

 

Bref... SI VOUS VOULEZ CAPTER UNE AUDIENCE FEMININE : ECOUTEZ LES FEMMES ! ELLES VOUS ECOUTERONT !

Et surtout n'oubliez pas que les femmes utilisent la radio pour :

1- se sentir bien

2- aider à se relaxer

3- rester informées

 

(Elements tirés d'une étude Arbitron pour Joint Communications)

15 luglio

Quand doit on arrêter la musique ?

C'est la grande interrogation des radios musicales...
Elles se demandent toujours quand elles doivent casser leur format.
 
La réponse à cette question est assez évidente : quand l'audience l'exige !
 
Il convient de casser son format musical quand les auditeurs sont plus intéressés par ce qui risquent d'affecter le cours de leurs vies que par le fait d'entendre le disque suivant.
Un disque ne pourra jamais lutter face à une énorme info qui tombe et qui fait que la vie s'arrête, que les gens veulent en savoir plus, qu'elle devient le sujet de discussion numéro 1 en quelques minutes...
Evidemment, une radio musicale n'a pas la crédibilité pour suivre cette info indéfiniment. Elle reviendra donc très vite sur son format musical. Mais finalement, lorsque les auditeurs auront eu toutes les informations qu'ils recherchaient, ils reviendront à l'écoute de leur radio. Et ils seront heureux d'avoir constaté qu'elle ne les avait pas éloigné de cette information capitale.
 
Etre réactif est l'une des fonctions principales du média radio. C'est l'une de ses forces. Les auditeurs vont seront gré d'avoir tenu cette promesse du média. Ils sauront que lorsqu'ils vous écoutent, ils ne ratent rien !
 
 
 
12 luglio

100 jours, 100 morning shows

Deux jeunes animateurs américains se sont posés une question fondamentale : qu'est ce qui fait un bon morning show ? Mitch Baldwin et Will Harvey ont ainsi organisé un voyage d'une centaine de jours à travers les Etats-Unis pour rencontrer les 100 meilleurs morning shows du pays. Si vous voulez en savoir plus, visitez leur site :

http://www.project100radio.com/

05 luglio

Programmation musicale : le bon cycle

Ca fait un petit moment que je n'ai pas parlé de musique et de programmation musicale. Trop occupé que je suis à créer une antenne talk.

Mais j'aime toujours la musique et les radios musicales. Même si je les trouve de moins en moins intéressantes.

Chaque disque et quelque soit la radio vit toujours le même cycle de vie:

1- Introduction

2- Adoption

3- Maturité

4- Déclin

Ce qui est différent d'un titre à l'autre, c'est la durée de ces différentes étapes. Pour le savoir, il n'y a pas beaucoup de solutions. La plus efficace est de demander aux auditeurs.

Je ne crois pas trop aux demandes par téléphone. Certaines stations notent les disques les plus demandés au standard et en tirent la conclusion que les plus demandés sont les plus appréciés. Bof !

Et pourquoi ? Qui leur dit que ce n'est pas la même personne qui demande le même disque plusieurs fois par jour ? Que cette (ces) personne(s) sont dans la cible ? Et qu'ils sont auditeurs de la radio ?

Je le redis, une solution principale s'offre aux programmateurs. La recherche. Nottament le principe du Call-Out : des enquêtrices appelent aléatoirement jusqu'à ce qu'elle trouve des personnes repondant à des critères très étudiés (age, sexe, lieux d'habitation, radios les plus fréquemment écoutées...) pour leur faire écouter des extraits de chansons. Les répondants donnent leur avis et lorsque les enquêtrices ont rempli leur panel, une synthèse des résultats est donnée au programmateur. La radio offre alors vraiment les morceaux que les auditeurs veulent vraiment entendre.

C'est le coeur du métier de programmateur. Offrir aux auditeurs la musique qu'ils aiment.

 

le moment le plus important de la vie d'un disque, c'est l'introduction. Il faut choisir le bon, le rentrer en programmation au bon moment (c'est à dire pas trop tôt, car il n'est jamais trop tard) et bien le placer dans la programmation pour éviter le zapping.

Le retirer au bon moment est moins difficile : les auditeurs le font savoir pendant la phase de recherche. Après la vraie magie réside dans l'élaboration de l'horloge de la programmation. Combien de morceaux par heure, dans quel ordre, à quel rythme... Chacun sa méthode. Et là, on entre dans un domaine plus secret propre à chaque directeur de programme. C'est là où l'on retrouve la notion artistique du métier de programmateur radio.