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21 juin Scott & Todd : un morning ensemble depuis 16 ans ! Les recettesTodd Pettengill dit qu'il a appris quelques petites choses durant ces 16 années où il a co-animé le Morning show de WPLJ (New York) avec Scott Shannon. L'une d'elles implique des dindes. "Il y a quelques années, le jour de Thanksgiving, quelqu'un a décidé que ce serait une bonne idée d'amener des dindes vivantes lors de l'émission" se souvient Todd. "Avez vous déjà senti 95 dindes dans une salle? C'est plus qu'insupportable. Vous ne pouvez presque plus respirer." Le pire, c'est que ce jour là, les dindes n'étaient pas les seules invitées. Phil Collins est venu pour une interview. "Phil ne nous a pas oublié" s'amuse Scott Shannon. Avec le soutien d'une base loyale d'auditeurs fidèles, l'émission matinale de Shannon et Pettengill est désormais l'émission qui est restée le plus longtemps à l'antenne dans cette ville (Celle de Jim Kerr sur WAXQ a tenu l'antenne plus longtemps, mais pas de manière consécutive). Scott et Todd celebrent leur "Sweet Sixteen" au Hard Rock Cafe, avec un spectacle tenu par un de leur ami new-yorkais : Jon Bon Jovi. Bon Jovi, était déjà à l'antenne la veille avec Scott et Todd (c'est l'un des nombreux artistes qui sont devenus des amis de l'émission). D'ailleurs ces deux animateurs sont des grands fans de musique et ils ont aidés pas mal de jeunes artistes comme John Mayer. "Un morning show n'est pas basé sur la musique," rappelle Scott Shannon. "Mais la musique est une composante de ce type d'émission. On peut jouer une bonne grosse chanson ou quelque chose de plus branché si on le sent." La musique aide à donner de la relâche au show, ce qui arrangent les différentes personnalités de l'émission : Shannon le vétéran toujours stupéfié, Pettengill l'ado futé, Patti Steele la reporter du divertissement, le producteur Joe (Monkey Boy) Pardavilla, l'aventurier baroudeur Brad Blanks et le mec de la météo Joe Nolan. "Nous croyons dans le développement des personnages spécifiques," explique Shannon. "Les auditeurs veulent comprendre le sens de la présence de chaque personne." L'émission ne ressemble pas aux autres morning shows disponibles à la radio : l'émission de 'PLJ a réussi à créer au fil des années une réputation particulière : celle d'être une émission que l'on écoute lorsque les enfants ne sont pas dans la pièce ou dans la voiture. Pourtant, elle ne pourrait pas être frappée d'une interdiction au moins de 16 ans. "Nous faisons une émission pour adultes," rappelle Shannon. "On ne fait pas des cochonneries pour le seul plaisir de faire des cochonneries." "Quand on va dans ce genre de délires, on essaie de le faire ou de le dire d'une façon qui marque mais sans offenser les gens" dit Pettengill. "Nous essayons d'ailleurs de nous écarter le plus possible des sujets politiques et religieux car ils polarisent trop les gens. Ca n'amène rien de bon." "Personne ici n'est trop timide pour donner son opinion," argumente Scott Shannon. "Nous sommes en désaccord sur beaucoup de sujets. Mais on ne le fait pas sonner comme une bagarre. Les gens peuvent en avoir assez des conflits car ils en entendent partout autour d'eux". Hors antenne, les deux co-animateurs sont des amis qui ont chacun leurs propres vies. "On joue quelque fois au golf," dit Pettengill. "Mais on ne passe pas beaucoup de temps à trainer ensemble." Ils ne collaborent pas non plus sur la préparation de l'émission lorsqu'ils arrivent à la station vers 4h ou 4h30 du matin, préférant garder leur commentaires au frais pour l'antenne. Même si c'est assez bizarre, ça marche. "Je ne peux pas dire que j'espèrais que cela dure 16 ans," dit Shannon. "En radio, il n'y a pas de norme. Mais on le fera jusqu'à ce qu'on n'y prenne plus de plaisir." Pettengill rétorque "Et tant que je serai le plus jeune," (...) "Je le ferai longtemps après qu'il n'y ait plus de plaisir, mais pour le moment, il est encore là." 19 juin Y a t'il trop de musique dans votre morning show ?... ou plutôt : est-ce qu'un morning show divertissant a besoin de passer de la musique ? Peut être pas. Pourquoi ? Les gens sont plutôt stressés le matin. Ils cherchent à se raccrocher à quelque chose pour démarrer leur journée. Ca peut être de l'humour, des points de vues sur des infos ou des sujets chauds, de la contreverse ou de l'information. Tous ces élements donnent potentiellement de la matière à discussion aux auditeurs lorsqu'ils arrivent au travail. Plus que la musique. Pensez y. Si un auditeur arrive au travail avec quelques minutes d'avance et qu'il ne se rend pas à son poste de travail avant l'heure fatidique uniquement pour écouter votre émission quelques minutes de plus, qu'il reste dans sa voiture pour fumer une cigarette (ou boire un café) en écoutant la radio. Qu'est ce qui va retenir son attention ? Une chanson ou un sketch, une discussion chaude, un flash info ou un insert marrant ? Pour ma part, je ne me souviens pas avoir entendu quelqu'un me dire " hey ! j'ai adoré votre morning show ce matin, tout spécialement quand vous avez passé la nouvelle chanson de Madonna". Après avoir dit cela, la question qui fache c'est : "est ce que vos animateurs du morning show sont assez talentueux pour que l'on enlève la musique et d'être plus "talk" ? Comme ces talk shows qui ont démarrés il y a une quarantaine d'années sur nos fameuses radios généralistes, en 2007 le contenu reste l'élément clé d'un morning 100% talk, 0% musique. La différence aujourd'hui c'est que l'on n'est pas obligé d'aborder que l'information avec un ton monotone ou de se prendre au sérieux. Aujourd'hui, on doit s'approcher le plus possible de la demande des auditeurs : les faire rire, les informer, leur apporter des sujets qui les intéressent. Etre un morning show sans musique, permet à l'émission d'intéresser plus l'audience cible, de livrer du contenu qui séduit la cible et, qui donne l'image d'une radio dans son temps, divertissante, compléte, qui fait parler, et dont on se souvient ! 16 juin Vos opinions peuvent passer sans offenser l'audience (article de Jay Trachman)As a DJ, your job is not to convert the masses to your point of view. But, you need to have opinions, and occasionally express them. It has to be done correctly and it helps if your opinions are a little out of the mainstream. That way it's easy to offend everyone equally. Here's what I think: I think the war on drugs is a crock, an outrageous waste of your money and mine, irresistibly appealing to those with an authoritarian bent, especially in government, because it allows them to expand their control. And yet, I have no wish to use cocaine, and would be horrified to see my children doing it. I think nobody has any right to tell a human what they may put in their body, or take out. I think those who believe in limiting a woman's right to end her pregnancy have found a powerful ploy to mask their basic goal, which is to make their particular moral code law. And yet, there are people I know and like who believe in the so-called "right to life" movement; much as I hate this viewpoint, I know them as very decent, intelligent people, not all that different from you and me in most ways. I think religion, for the most part, has had a negative impact on our species, as evidenced by all the wars and crimes committed in its name over the centuries -- and to this very day. I think intolerance is as much a fundamental side-effect of religion, as the secret police are to a dictatorship. And yet, I went to great pains to make sure my son had a proper religious education. I think the reason we get a new “proof” of global warming every week, and the reason any scientist with the temerity to disagree with the gang is ridiculed – rather than debated – is that those who believe in it know that most people are skeptical of their “religion.” These are the same people who were socialists until socialism was so thoroughly discredited in the collapse of the Soviet empire. And yet – I do think it’s good business, these days, to be as “green” as possible. I think 90% of all politicians are liars, and 99% are motivated by something much scarier than money: power. Power over you and me. And yet... I'm endlessly fascinated with politics. Sometimes I write presidential speeches in my head. If George Bush called tomorrow and said, "Jay, I want you to write some stuff for me," I'd jump. If I've accomplished anything so far, I hope I've offended you at least once. I'm not suggesting for a minute that you ought to offend everyone you possibly can -- although that is a successful formula for some performers. I'm not even suggesting you be controversial on the air. My only point is that opinions don't chase listeners (or viewers) away; in fact, they tend to attract them. As a DJ, you're not there to "convert the masses" to your point of view. But, like any real human being, I think you ought to have opinions, and occasionally express them. It has to be done correctly, of course. It helps if your opinions, like mine, are a little out of the mainstream -- even slightly off the wall. That way it's easy to offend everyone equally, without being mistaken for a partisan of a particular point of view. It helps even more if you can present your views, not as Gospel, not as "What any right-thinking person would think," but simply as one human being talking to another. Opinions should almost always be given as personal views. Often it helps to include a disclaimer: "I know a lot of people disagree with me, but personally, I can't help thinking..." Bart Simpson's old technique can work here, too: "Don't have a cow, but..." Opinions needn't be on major issues. As neighbors, we're usually better off talking about the trivia of life. "I hate it when they throw my paper on my neighbor's lawn, don't you? I always feel everybody on the block is watching me pick it up, and they're sure I'm stealing it..." One way to avoid listener complaints is to balance. If you do jokes about one party, be sure you stick it to their opponents occasionally. If you're going to make fun of a preacher, then watch for opportunities to make fun of non-religious hypocrites, too. You get the idea. If you're doing opinions -- like humor -- there are going to be complaints occasionally. In my opinion, the only significant thing to worry about is whether or not your management supports you. Each of us needs to find out in advance. And never forget that your purpose is to provide companionship, not to preach. It just so happens that real companions have occasional opinions they Share. So should you. Jay Trachman is publisher of “One to One,” a weekly information and humor service for broadcasters. Jay can be reached at: phone (559) 448 0700, fax (559) 448 0761, e-mail at 121@att.net, or www.121online.net. 14 juin Préparez !Prévoir ce n'est pas préparer... Une émission doit être préparée... Un animateur doit avoir préparé des portes de sortie dans des situations difficiles... Avant de lancer une navette dans l'espace on se prépare. On ne prévoit pas ce qui risque de se passer. On essaye, on teste, on ajuste... en bref, on prépare ! Ne prévoyez pas ce que vous allez dire ou faire : préparez le ! 7 juin La partialité n'est pas votre alliéeL'hebdomadaire Le Point nous explique cette semaine, que Laurent Ruquier abandonnera "On A Tout Essayé" à la rentrée prochaine pour proposer une nouvelle émission chaque soir.
Le plus intéressant, c'est que le magazine s'est procuré le contenu des études d'images qui ont été menées par France 2 pour tenter d'expliquer la chute d'audience de l'émission.
Nous apprenons surtout que les téléspectateurs de droite auraient été "exaspérés" par l'émission et auraient fini par "zapper". Le journal explique en effet, que les difficultés d'audience du programme ont débuté avec la campagne éléctorale début 2007 : "intérrogé par les études de France 2, le public de droite reproche à l'émission son déséquilibre politique. Parmi les chroniqueurs, tous étaient pro-Royal, à l'exception de Steevy, unique défenseur de Nicolas Sarkozy. Et quel défenseur ! Pour ridiculiser l'électorat sarkozyste, Steevy était, en effet, le candidat idéal..." révèle Le Point.
La morale de cette histoire, c'est que la partialité ne fait pas d'audience. Il faut toujours s'assurer que les différents points de vues soient bien représentés autour de la table ou en ligne (si l'on fait une radio de libre antenne). Se couper de la moitié des téléspectateurs ou des auditeurs est une énorme faute. On A Tout Essayé nous l'a montré. Une émission qui a fait les belles fins d'après midi de France 2 pendant plusieurs années, s'est usé en quelques mois. 5 juin Don Imus a explosé en volConnaissez vous Don Imus ? Pourtant, c'est un animateur radio très célebre aux Etats-Unis. D'ailleurs, pour ceux qui ont vu le film "Private Parts" qui retrace l'histoire de Howard Stern, on y voit la guerre qui s'installe entre Imus et Stern. Dernièrement, l'animateur à largement dérapé à l'antenne et cela fait actuellement les gros titres de la presse. Il a fait un plaisanterie de très mauvais goût sur des joueuses de basketball que je ne m'empresserai pas de vous rapporter. L'histoire a pris une telle ampleur que son employeur, le groupe CBS, l'a viré. La raison de ce post est de se demander si nous pouvons tirer quelques leçons de ce dérapage, vu de France ? Comment la situation de Don Imus est elle devenue incontrolable? Imus aurait du s'en prendre à lui même et s'excuser immédiatement à l'antenne. Au lieu de cela, il a choisi de dire négligeamment que "les gens feraient mieux de se relaxer car ces commentaires idiots étaient censés les amuser.” Il a jeté de l'huile sur le feu. S'attaquer à des hommes politiques et des célébrités sur des choses fondées est une chose, mais dénigrer des sympathiques joueuses de basketball en est une autre. Il aurait du voir et comprendre cette différence. La plaisanterie a une limite : le dénigrement. Et oui, on ne peut pas rire de tout en public. Je précise que l'émission était filmée. Cela a propagé le scandale car les images de Don Imus dérapant ont pu être vues, revues et re revues à la télévision et sur internet encore et encore et encore. Je ne pense pas que le son seul aurait eu le même impact sur le grand public. Ce que fait Don Imus est étudié pour une diffusion radiodiffusée; il n'a pas les bonnes expressions corporelles pour l'image. En télé, il ressemble plutôt à un homme froid, vieux, riche et elitiste (ce qu'il n'est pas vraiment lorsque l'on écoute l'émission). Attention à l'image quand on fait de la radio. Les auditeurs ont tendance à se faire une image de la personne qui parle, et souvent, un animateur à la radio en fait des tonnes dans son studio. Si cela se voit à l'image, c'est une catastrophe ! Imus essaie d'être un commentateur politique de haut vol tout en étant également un animateur "choc" jouant sur l'humour de vestiaire. Où est la limite? Difficile à juger quand vous essayer de jouer sur les deux tableaux. On fini par ne pas savoir s'il est dans l'humour ou dans sa vision, son analyse d'un fait. Ajouter à cela, sa manière de faire comprendre "Je suis meilleur que vous", le tout cumulé fait que l'on a encore plus de mal à l'oublier et à lui pardonner. Jouer un rôle du style “Je suis meilleur que vous” est dangereux. Avoir un peu d'auto critique est toujours meilleur et cela amène plus facilement les gens a vous apprécier et à vous pardonner plus facilement. Pensez par exemple à Richard Virenque s'excusant en pleurs et à l'américain Floyd Landis qui soutient son innocence le menton en avant. L'opinon publique a pardonné à Virenque mais pas à Landis. Faisons une analogie avec une compagnie aérienne. Ce qui arrive à Don Imus pourrait être comparé à un crash dû à une erreur du pilote. Il y a immédiatement une panique et des protestations. Plus personne ne veut voler. Mais les compagnies d'aviation existent toujours, parce que généralement les vols atterissent sans encombres et qu'elles ont su communiquer sur les situations de crises. Et avec le temps, on oublie le pire pour ne se souvenir que du bon. A moins de se crasher tous les jours. 3 juin Bien s'entourer. Le profil d'une équipe.J'ai du régulièrement conseiller les animateurs qui souhaitaient trouver une équipe pour les entourer dans un talk show.
Que l'équipe ne soit composée que de deux protagonistes ou d'une cinquantaine, il n'y a toujours que quelques points à surveiller pour être sûr de l'efficacité de cette équipe. Et c'est toujours les mêmes. Quelque que soit le format de la radio d'ailleurs.
En résumé, l'animateur principal, doit veiller à ces critères :
- Ont ils quelque chose à dire ?
- Ont ils une manière bien à eux, et imagée de s'exprimer, de raconter ?
- Sont ils en accord avec ce qu'ils sont dans la vraie vie (c'est à dire, à l'extérieur de la radio) ?
- Ont ils des caractères variés ?
- Aiment ils leurs vies ?
- Ont ils du répondant à ce que vous dites ?
- Sont ils sur la défensive lorsque vous corrigez quelque chose qu'ils ont fait ou dit ?
- Sont ils bosseurs ?
Leur expérience en radio est secondaire selon moi.
Je me souviens d'avoir embauché le livreur de pizzas lorsque je dirigeais l'antenne de Vibration. Le mec avait une personnalité incroyable. Toujours des répliques marrantes, des anecdotes superbement bien racontées... Dès qu'il arrivait pour livrer ses pizzas aux animateurs, tout le monde rigolait.
Une autre fois, c'est une fille de la recherche qui a rejoint l'antenne. Une fille qui n'avait pas la langue dans sa poche et une forte personnalité.
Dans les deux cas, l'audience avait répondu positivement et les émissions avaient progressé.
N'oubliez pas qu'il est important de s'entourer de gens différents; même si vous n'êtes que deux. Une personne qui dit "oui" alors que l'autre dit "non" amène quelque chose à l'antenne. Si tout le monde est d'accord, si tout le monde vit les mêmes expériences, ont le même sens de l'humour, ont les même centres d'intérêts... l'émission risque d'être plate.
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