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27 mai Suivre ou ne pas suivre les règles ?Voilà une question que la plupart des animateurs radio se posent. En effet, ils se disent qu'il y a des règles imposées par la direction des programmes, mais que cela restreint les possibilités de créativité. Et qu'ils aimeraient bien passer outre. C'est vrai que parfois, les radios semblent cliniques voire stériles. On fini d'ailleurs par se demander si la radio n'en perd pas sa fonction divertissante au profit de la télévision. On pourrait aussi se demander si elle ne perd pas également sa crédibilité comme première source d'information et également sa capacité à être le média de l'immédiateté. D'aucun diront que je suis un peu trop négatif; qu'il y a des dizaines de radios où les animateurs sont toujours accrocs au "ici et maintenant", où des personnalités créent du contenu basé sur les topics, où les auditeurs comptent sur eux pour rester connectés au monde réel. Et vous avez raison, ça existe toujours, et heureusement. Pourtant, ce n'est pas ce que l'on peut entendre la plupart du temps quand on se branche sur la radio (plus spécialement sur les radios de petits marchés) et plus spécifiquement en dehors du morning show (qui reste un créneau créatif la plupart du temps). Un ami m'a fait remarquer que c'était en partie de la faute des animateurs eux mêmes, qu'ils se renfermaient sur les règles du format, et qu'ils acceptaient les ordres de "non créativité" de leurs managers et consultants. Je suis en partie d'accord avec lui. D'ailleurs, c'est le genre de personne qui quoi qu'il fasse, repousse les limites, teste les possibles... Bref, c'est un esprit créatif comme j'essaie de l'être également. D'un autre côté, je suis un homme de métier, je ne peux pas vous recommander de briser les régles de base de votre radio, intentionnellement. Pour une raison principale : neuf fois sur dix, le boss en sais plus sur le sujet que vous. Il (ou elle) comprend les raisons de ces règles, et les conséquences si elles ne sont pas appliquées. C'est vrai qu'un bon manager devrait prendre du temps pour vous les expliquer, mais dans la pratique, il y a toujours des bonnes (ou mauvaises) raisons pour que cela n'arrive pas. Cependant, gardez en tête que les règles existent et qu'elles sont le garant d'un exercice réussi. Cependant, voilà ce que je peux ajouter avec mon expérience : il est permis de "casser" les régles de base lorsque l'on a une très bonne raison. S'il y a un truc que vous devait faire absolument maintenant, tout de suite, et que la possibilité ne reviendra pas, ou que ça ne marchera pas à un autre moment, je pense que vous devriez le tenter. Tentez le, en sachant que vous risquez de vous faire appeler dans le bureau de la direction et que vous avez plutôt intérêt à avoir une très bonne explication sur le pourquoi vous avez casser le format. Il ne faut pas que cela arrive trop souvent car cela fatiguera l'animateur et le responsable et que la relation s'en trouvera fortement affectée. Mais si votre choix s'est avéré intéressant pour l'antenne, on ne vous le reprochera pas. C'est assez proche de la remarque faite plus haut sur le fait que la radio ne ressemble plus vraiment au monde réel. S'il y a une info importante qui tombe qui peut toucher la vie de vos auditeurs, et que vous êtes réelement certain qu'ils veulent l'entendre tout de suite, sans attendre, je pense que l'animateur doit avoir le courage de prendre la décision de le dire à l'antenne sans attendre la fin des "10 tubes à la suite". Le format est un ensemble de régles pour faire le programme. Ce n'est pas le programme. C'est certainement le coeur du sujet. Nous, qui travaillons le programme sommes devenus accrocs à ces règles. "Suivez bien ces règles, n'en dérogez pas, et nous promettons que vous serez numéro 1 dans les audiences". Comme mon ami me faisait remarquer, ça ne marche pas toujours. Les radios qui marchent ont compris que les régles étaient une partie du succès, mais que "l'humain" devait encore être une composante, même si c'est rare et que cela ne dure qu'un court instant. Certaines règles sont basées sur des informations fausses ou incomplétes. "On sait que cette radio marche parce qu'elle fait ça et ça. Faisons la même chose et on va gagner nous aussi !". Si c'était aussi simple, toutes les radios feraient exactement la même chose et on n'aurait pas évoluer. Par exemple : "Si vous voulez l'audience des gens au boulot, vous devez jouer de la musique en continu pendant les heures de travail, le plus de chansons possibles à la suite, et pas de bla bla !" Ca parait raisonnable dans un marché où il y a beaucoup de radios qui parlent (et qui le font mal). Et pourtant, aujourd'hui il y a plus de radios qui passent de la musique dans les heures de bureau qu'auparavant et cela n'empêche pas RMC de cartonner l'après midi avec l'émission de Brigitte Lahaie. Il y a un profond problème. Si vous voulez absolument suivre à tout prix les régles, alors vous êtes enclain à asseptiser le programme. Il est plus intéressant pourtant de connaître les règles et de s'y référer le plus possible mais aussi d'essayer de les étirer. Les règles les plus importantes doivent être bien connues par tous, car elles donnent un cadre à ne pas dépasser mais la créativité doit rester la plus importante possible au sein de ce cadre et les autres régles doivent pouvoir être adaptèes selon les moments pour permettre à la radio de sonner "vraie". Voilà d'où vient la stérilisation de la radio : les managers qui sont effrayés à l'idée de donner une chance aux créatifs (parce qu'ils risquent de leur couter de l'argent), embauchent des gens qui n'ont pas besoin qu'on leur donne de la chance. Je ne pense pas que ce cercle vicieux s'arrêtera tant que les gens de programme et les managers n'auront pas découvert que l'on peut faire de l'argent en cassant les règles; ce talent créatif peut être une magnifique planche à billets, la radio ne doit pas devenir un simple juke-box. Chaque manager connait la bonne combinaison de règles, le bon cadre pour que les gens d'antenne s'expriment. Mais la radio marche mieux lorsqu'elle reflète la société, quand elle ressemble à la vraie vie de ses auditeurs. Et dans la vraie vie, les gens ne suivent pas toujours les règles et ils ne sont pas parfaits. 24 mai Les 10 commandements de MancowVoici une note intéressante que j'ai trouvé pour vous sur un site américain. A utiliser ou pas selon vos émissions ou radio... Mancow, l'un des animateurs les plus talentueux des Etats-Unis, a publié ses 10 commandements pour les personnalités radio : 1. Ne compromettez pas vos auditeurs. 2. Le racisme est toujours une idée stupide. 3. Le contetement de soi, la suffisance en interne perd l'audience à l'extérieur. Travaillez ! 4. Les jeux doivent toujours être tout ce qu'il y a de plus simple (être trop mignon avec les jeux peut être coûteux) 5. Les annonceurs vous paient. Ce sont vos amis. 6. Ayez un système de délai permettant d'insérer un bip sur le programme, en cas de doute, utilisez le. 7. Ne pas discrediter la religion de quelqu'un. 8. Ne laissez jamais personne jurer dans le studio. Jamais. Personne ne doit prendre cette habitude. S'ils sont à l'aise avec les insultes, cela pourrait arriver accidentellement sur l'antenne. 9. Expliquez bien les régles standards de votre radio aux invités, ainsi ils ne vous mettront pas dans une situation difficile. 10. Faites au mieux. (Nous ne sommes pas sur Terre pour marquer notre temps. Nous y sommes pour faire la différence). A cela, nous pouvons ajouter un commandement supplémentaire : 11. Prenez soin de votre vie personnelle que ce soit au niveau santé ou professionnel. Ainsi, vous serez préparé à participer au match à 100%. 15 mai In-con-tour-nableAvez vous remarqué le temps que l'on prend désormais tous les jours à consulter toutes ses boites e-mails, à consulter les sites d'infos qui nous intéressent... Finalement, ça prend un temps fou. Et du temps, on n'en a pas toujours.
Il faut donc faire des choix.
Les jours où vous n'avez pas énormément de temps, vous allez à l'essentiel : la boite mail principale et un ou deux sites d'informations !
La consommation du média radio, c'est un peu la même chose : les auditeurs n'ont pas toujours le temps de faire le tour de la bande FM, d'écouter 4 ou 5 radios, de savourer un show du début à la fin... Les auditeurs vont à l'essentiel par rapport au temps qu'ils ont à consacrer à l'écoute de la radio.
Si vous voulez faire de l'audience, vous avez tout intérêt à devenir le "top of mind" des auditeurs. Ils n'ont pas beaucoup de temps, mais pourtant, ils viendront écouter votre radio ou votre émission. Pour cela, vous devez absolument trouver toutes les solutions possibles pour que les auditeurs deviennent accros et qu'ils viennent vous écouter au moins 10 - 15 minutes chaque jour. Ca vous aidera à avoir de l'audience cumulée.
Mais surtout, une fois que cette personne se sera branchée 10 - 15 minutes, vous devrez en profiter pour lui donner envie soit de revenir écouter plus tard, soit d'écouter plus longtemps, soit les 2 !
Devenez incontournable même pour tous ceux qui n'ont pas beaucoup de temps devant eux. C'est le secret d'une audience qui grossira petit à petit. 2 mai Le silence à la radioCe matin, un animateur de SUD RADIO m'a filé un article très intéressant paru dans Télérama. Anne-Marie Gustave nous parle d'une composante essentielle de la radio et dont on ne parle jamais : le silence.
Comme le dit la journaliste "il peut stimuler l'imagination ou appeler à la réflexion. Mais la plupart du temps, il est banni. Sur les ondes, un silence, et c'est la panique". Il déclenche d'ailleurs souvent les programmes de secours.
Pourtant, un silence, peut être une ponctuation s'il est utilisé à bon essient.
Si l'on estime que la radio, c'est la discusssion, on ne doit pas débiter des phrases sans aucune ponctuation. On doit jouer avec le rythme. Comme en musique. Un léger silence à la fin d'une phrase et on respire. Cela laisse un peu de temps pour analyser ce qui vient d'être dit. Ou alors, ça peut aussi permettre une mise en situation.
Souvenez vous, vous avez 6 ou 7 ans, votre grand père vous raconte une histoire avant de vous endormir. Il va jouer avec sa voix, il va marquer quelques ruptures, il va se mettre à parler rapidement quand l'action se précipite... en bref, il fait l'acteur !
Un animateur doit faire de même. Il doit donc aussi jouer avec le silence :"Quand une réponse est forte, précise Jean Béghin (France Inter), on laisse un silence. Dans le métier, on appelle ça jouer un vinyl jusqu'à l'étiquette".
Cependant, il faut faire attention à ne pas en abuser. "Un silence se remarque au bout de quatre secondes, explique Jacques Esnous (RTL). Il ne doit pas excéder six secondes. S'il dure c'est que quelqu'un souffre. Nous reprenons alors la parole pour éviter que cette personne ne s'effondre".
Le contre exemple cité dans l'article est assez drôle. La journaliste nous relate les aventures de Tidav' (Skyrock) qui jouait au foot dans les couloirs pendant que le système numérique jouait la play-list et qui arrivait régulièrement en retard à l'antenne. Mais, comme le précise si justement Anne-Marie Gustave, ce n'est pas un silence qu'il génère, mais des blancs. Ce qui n'a (presque) rien à voir. Le silence est habité. Le blanc, lui, brille par sa neutralité. Dans une société où les gens souffrent de solitude, il vaut mieux éviter ces grands moments de solitude ! L'importance de votre puissanceIl est curieux de constater que sur certains réseaux (mêmes régionaux), on ne tient pas compte du nombre d'habitants par émetteur. Certaines villes (ou zones de diffusion) pourtant plus importantes que certaines sont moins exposées que d'autres.
Il est plus efficace de "défendre" la 4éme zone de votre réseau plutôt que la 8éme. Que se soit pour des campagnes d'affichages, lorsque vous annoncez la météo, dans la recherche d'infos...
En agissant ainsi, vous pourrez imaginer que les habitants de cette zone se sentiront concernés par votre radio (plus que si vous ne faites rien pour eux). |
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