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26 mars

Quand et comment est né le format Top 40

Vous ne connaissez peut être pas l'histoire du format Top40 (également appellé CHR, comme Contemporary Hit Radio) ? Pourtant, elle est assez intéressante car elle découle d'une histoire d'amour.
 
Surtout que l'homme qui se trouve derrière cette invention était plutôt d'un naturel timide. Tellement timide, que son seul moyen de sortir de sa timidité était la radio. Il passait beaucoup de temps, l'oreille collée au poste de radio et ne tarda pas à demander à son père, un riche industriel de lui offrir une petite station de radio.
 
Todd Storz, puisque c'est de lui qu'il s'agit, était amoureux d'une jeune serveuse d'un bar. Il passait sa journée dans ce bar a guetter le meilleur moment pour lui déclarer sa flamme. Mais sa timidité était la plus forte et il n'y arrivait vraiment pas. Cependant, en passant ses journées dans ce bar, il constata que les clients du bar ne glissaient des pièces dans le juke box que pour écouter toujours les mêmes chansons. Et parfois même, plusieurs fois à la suite. Et ce qui était le plus étonnant, c'est que les employés du bar eux-aussi payaient pour entendre ces chansons qu'ils avaient pourtant entendu toute la journée.
Todd se dit qu'il y avait là une bonne idée à utiliser. Ainsi, il installa une nouvelle émission entre 10h et 13h : le hit parade de la radio. Pour tenir 3h, il fallait 40 disques. L'émission marchait tellement bien, qu'il décida de la rediffuser dès qu'elle se terminait. Ainsi, on pouvait entendre 2 fois de suite, ces 40 morceaux entre 10h et 16h.
Grâce à ce dispositif, la radio de Todd Storz devint n°1 et il décida d'accentuer encore la présence de cette musique et le top40 pris le pouvoir sur cette fréquence.
 
Todd Storz était un génie de la radio car il a inventé beaucoup des techniques toujours utilisées de nos jours. C'est lui le premier qui demanda à ses animateurs de donner le nom de la radio très souvent pendant les interventions, il inventa les opérations spéciales, les jingles entre chaque disque, le concept des drive-time... Je vous reparlerai de Todd dans un prochain billet car il y a encore beaucoup à raconter.
 
Si vous voulez lire l'histoire de Todd Storz en détail, je vous conseille la lecture de "Something In The Air" de Marc Fisher chez Random House.
21 mars

Vidéo

Copiez le lien ci dessous et regardez un documentaire sur l'histoire du média radio aux USA sur Google Vidéo. http://video.google.com/videoplay?docid=-4569021939106575335&pr=goog-sl

Quand les syndicats dirigent les programmes

Ce mardi 20 mars, à 20h04, une dépêche AFP nous annonce que "France Inter a mis fin prématurément à la nouvelle formule du journal de 8H00, ponctué par un buzzer, qui devait prévaloir jusqu'à la fin du mois, en raison de vives protestations des syndicats et de membres de la rédaction". C'est Patrice Bertin, directeur de la rédaction de la station qui se fait l'écho de cette décision.
Il devait certainement être à l'origine de cette idée qui devait tourner sur France Inter jusqu'à l'élection. La radio recevra comme invité l'un des douze candidats à la présidentielle; sans oublier que l'on est désormais tenu de donner le même temps de parole aux 12 candidats validés. Grâce à  cette nouvelle formule du journal de 8 heures, l'invité pouvait couper la parole au présentateur du journal de 8H00 par quatre fois, quand il le voulait. Cette interruption se faisait à l'aide d'un buzzer.

Les syndicats CGT, le SJA-FO, le SNJ et SUD de Radio France s'étaient élevés contre cette nouvelle formule qui a démarré mardi, estimant qu'elle faisait "basculer" la station dans "une zone très dangereuse, où la frontière entre l'information et le show n'existe plus". Ils réclamaient à la direction de France Inter de "renoncer immédiatement à cette formule inacceptable".

"Le système du buzzer est ridicule et consternant" et "transforme un journal qui doit être une référence en termes de rigueur journalistique en un succédané de Questions pour un champion ou La Nouvelle Star", ont estimé les syndicats dans un communiqué.

Le principe retenu, à savoir "quatre interventions de l'invité politique sur les sujets de son choix, sans droit de suite des journalistes présents est une négation de notre métier", ont-ils ajouté. "Cela entérine un système où les journalistes (...) renoncent à leur propre métier", selon eux.

"Nous voulions intégrer les invités au journal de 8H00. Je constate que cette formule a plus divisé que rassemblé. J'ai décidé d'y mettre fin et le 8H00 redevient normal. L'invité sera interviewé par Nicolas Demorant de 8H20 à 8H30 et répondra aux questions des auditeurs de 8H45 à 9H00", a indiqué Patrice Bertin.
Je trouve dommage que ce dernier ne puisse pas diriger son service comme il le souhaite. Comment être créatif et innovant si ce sont les responsables syndicaux qui décident de ce que l'on doit faire ou ne pas faire sur une antenne ? "Le 8h00 redevient normal" nous dit-il. Il revient en arrière en fait. Nous sommes en 2006, les habitudes d'écoute et les besoins des auditeurs évoluent. RTL l'a compris et son récent lifting lui a permis de récupérer sa place de leader tout en évitant de "casser" totalement son format et ses mécaniques de programme.
 
France Inter semble immobilisée. Souhaitant qu'elle ne rate pas la nouvelle génération...

Ne pas se tromper d'interlocuteur

Un animateur, un programmateur, un chef d'antenne, un journaliste, un directeur des programmes, un producteur, ils doivent tous constamment garder à l'esprit à qui ils s'adressent.
On ne passe pas les mêmes disques, on ne choisit pas les mêmes infos, on n'utilise pas les mêmes mots, on ne  fait pas les mêmes jingles selon la personne que l'on souhaite toucher.
 
D'ailleurs, il est totalement impossible de viser les 7 à 77 ans. Ca n'existe pas.
 
Les radios qui visent par exemple les 15-25 ans doivent se focaliser sur les 18-20 ans. Tout ce qui sera fait à l'antenne devra satisfaire au mieux les personnes qui sont dans cette tranche d'age restreinte. C'est la tranche d'age moyenne de la cible absolue de la radio. On l'appelle le coeur de cible.
 
Une bonne astuce : installer dans votre studio antenne, une photo d'une personne qui symbolise cette tranche d'âge. Elle vous permettra de garder constamment en tête que c'est cette personne que vous devez toucher. Vous verrez cela vous aidera à ne pas vous égarer. 
18 mars

La radio a des atouts pour attirer les femmes

... Et c'est une bonne chose lorsque l'on sait que dans le couple la femme est prescriptrice.
 
Ce week-end, j'ai regardé un documentaire sur Barry White. Un reportage sur sa vie, son oeuvre. Et j'en retire une phrase d'une interview qu'il donnait à un talk show. Le grand Barry dit : "un homme aime ce qu'il voit" (et il explique qu'il regarde les femmes, qu'il aime bien la double page centrale de Playboy...) alors qu'"une femme aime ce qu'elle entend". Et quand on sait comment le Monsieur arrivait à mettre toutes les femmes du Monde en émoi, on serait tenté de le croire.
 
Il est fort ce Barry White ! Maître es-femmes.
 
15 mars

Interview du rédacteur en chef de Bel RTL

On n'imagine pas la radio sans ses flashs info et son journal. Plusieurs fois par jour, l'actualité est au rendez-vous. Et un journal, ça ne s'improvise pas : il faut suivre une ligne éditoriale bien définie, sélectionner les « bonnes informations » et paradoxalement, il faut voir dans le plus long terme.

Il faut également gérer toute l'équipe de journalistes. Et pour que ce journal soit parfait, le rédacteur en chef est là pour tout coordonner. Rencontre avec Thierry Dupiereux, le rédacteur en chef de Bel RTL.

En quoi consiste le boulot de rédacteur en chef ?

Le boulot de rédacteur en chef consiste à définir la ligne éditoriale de Bel RTL puis de veiller à la surveillance de cette ligne éditoriale mais également d'être le moteur de la rédaction. Le rédacteur en chef amène une manière de traiter l'information, apporte des idées de sujets comme tous les journalistes.

C'est aussi être un animateur d'équipe c'est-à-dire, voir les gens, voir leurs problèmes, voir comment ils peuvent évoluer au sein de la rédaction en fonction de leur talent...

 

Quelle formation as-tu suivi pour arriver au poste de rédac' chef ?

Je viens de l'IHECS, de la section presse info. Durant mes études, j'ai fait un stage en radio un peu par hasard. Je me suis retrouvé pendant un mois à la radio Vers l'Avenir, une radio locale basée à Namur et j'y ai toujours gardé un pied pour bosser les w-e et durant les vacances... J'ai continué à travailler là et par bonheur cette radio est devenue le centre des radios Nostalgie en Belgique.

J'ai pu évoluer dans une structure qui elle aussi grandissait, j'ai travaillé d'abord comme reporter local, j'ai présenté les infos, ensuite je suis venu sur Bruxelles où je suis devenu chef de l'information, puis chef de l'information et de l'antenne. Et pour finir Bel RTL est venu me chercher pour devenir chef de l'information sur son antenne.

 

Qu'est-ce qui te plaît le plus dans ton métier ?

Ce qui me plaît le plus, c'est de jongler avec l'actualité c'est-à-dire de recevoir plein d'informations, de les sélectionner, de les traiter et de les agencer, en rendant le tout homogène et cohérent.

Mon but aussi c'est de faire comprendre l'information à un maximum de personnes quelque soit leur formation de base, de rendre attractifs nos rendez-vous d'infos pour titiller l'intérêt des auditeurs.

C'est répondre en permanence aux standards, aux formats RTL, c'est-à-dire être concis, mais complet, utiliser des mots simples, raconter des histoires, dégager la richesse de l'information à travers l'écriture, les angles et la créativité. Ce que je trouve intéressant dans une radio comme Bel RTL, c'est d'avoir un public très diversifié, de plus en plus large, avec ce défi permanent d'être compris de tous... Ce défi qui nous incite à prendre une information "compliquée" et de la rendre compréhensible pour le grand public. Ici, on ne recule jamais devant une information difficile.

 

Comment sélectionne-t-on les informations ?

On travaille en équipe, le choix des informations se fait en fonction des convergences, des centres d'intérêts, de la culture de chacun tout en suivant une ligne éditoriale commune et cohérente.

Le matin, l'équipe dégage quatre titres qui seront déclinés dans toutes les éditions et développés tout au long de la journée. L'idéal c'est de pouvoir développer ces informations jusqu'au journal de 18 heures et même d'y revenir le lendemain.

 

Comment se déroule une journée à l'info ?

La première conférence de rédaction se déroule à quatre heure du matin, il n'y a pas encore grand monde à ce moment là, ils sont quatre. Ce sont eux qui vont déterminer les sujets que l'on va développer dans la matinée.

Ensuite la vie de la rédac s'articule autour de trois autres réunions qui viennent stimuler la réflexion au sein de l'équipe. Les journaux et les flashs sont le reflet de tout cette cogitation à laquelle participent reporters et flash(wo)men.

A 8h30, nouvelle conférence de rédaction où l'on va déterminer la façon de développer les titres que l'on a fixé le matin et en même temps on va déjà avoir tout un travail prospectif sur la journée du lendemain.

15h15, troisième conférence où l'on prépare le journal de 18 heure et aussi toujours la continuation du travail prospectif pour le lendemain.

Enfin à 19h, dernière conférence où on fixe les sujets du lendemain matin. Ces quatre points permettent de se faire une idée de l'évolution de l'actualité.

 

Quels conseils donnerais-tu pour devenir un bon journaliste radio ?

Etre curieux de tout, en permanence. Avoir une réactivité par rapport à ce qui nous entoure, conserver toujours une naïveté par rapport à l'information, mais plutôt une naïveté critique, c'est-à-dire pouvoir aborder l'actualité en se posant les questions essentielles. Un journaliste, il est mort à partir du moment où il ne se pose plus les questions essentielles, quand, où, comment et surtout pourquoi.

En journalisme, la meilleure idée que l'on peut avoir c'est celle que les autres n'ont pas. Il faut toujours cultiver sa différence, sa curiosité, c'est dire autre chose que ce que l'on dit partout.

Il faut aussi se forger une personnalité à travers l'écriture, ou plutôt se forger une écriture à partir de sa personnalité...

 

Quel est l'événement le plus intéressant que tu ais couvert ?

Ce n'est pas évident comme question ! Spontanément, je dirais les grands incontournables comme la mort du Roi Baudouin, les attentats du 11 septembre, l'explosion de Ghislenghien, l'affaire Dutroux... ce sont des événements qui marquent une rédaction, à plusieurs niveaux. Il y a évidemment l'événement en tant que tel, souvent dur et brutal, avec toute une émotion qu'il faut faire passer sans se laisser submerger.

Il faut toujours avoir du recul, un regard de journaliste, peser le pour et le contre. C'est aussi très intéressant au niveau du groupe. Dans ce type d'actualité forte, l'équipe se soude encore plus, des personnalités se découvrent, s'affirment. Certains se décident à prendre leurs responsabilités. Cela provoque parfois un déclic chez certains. Cela laisse des traces. Chez les stagiaires présents, cela stimule souvent les vocations.

Bref, il y a toute toute une expérience humaine derrière l'actu. Dans ces moments-là, la rédaction ne forme plus qu'un bloc, c'est une aventure journalistique pure.

 

Quelle est la personne la plus intéressante que tu ais rencontrée ?

On en rencontre tellement dans ce métier, ce sont chaque fois des rencontres très différentes. Une chose étonnante, c'est que parfois on attend beaucoup de certaines interviews et on est terriblement déçu après, parce ça ne correspond pas du tout à ce que l'on pensait. Une personne qui m'a épaté, c'est Charles Aznavour. Il était d'une gentillesse incroyable, disponible... L'interview était fluide et sensible. "Rien à jeter" comme on dit dans le métier.

A côté de ça, des petits "pequenots" qui sortent un seul tube se la jouent star de pacotille...

 

Qui aimerais- tu rencontrer ?

Je ne sais pas trop qui j'aimerais rencontrer. En fait globalement, c'est surtout les morts que je voudrais interroger. Cuisiner, par exemple, Arthur Rimbaud pour savoir pourquoi, un jour, il a décidé d'arrêter d'écrire... Ce sont des interviews qui relèveraient donc plutôt du fantasme pur.

Propos recueillis par Catherine Vanesse et disponible sur le site de Bel RTL 

 

 

12 mars

Programmation musicale : surprises ou plaisir ?

Il y a quelques années, j'ai travaillé dans une radio où le directeur me disait toujours : "il faut des surprises dans la programmation !"

Pour lui, le plus important, c'était de passer des morceaux qui surprendraient les auditeurs. Sa théorie était que l'imprédictibilité de la programmation permettrait d'augmenter la durée d'écoute et surtout qu'elle nous donnerait une image différente des radios concurrentes.

 J'entend mais je n'écoute pas.

Selon moi, le plus important n'est pas de surprendre les gens. Le but ultime de tout média de masse est avant tout de divertir ses auditeurs. Leur faire plaisir.

Qu'est ce qui nous prouve qu'un disque "surprenant" dans une programmation engendre du plaisir d'écoute ? Rien ! Sauf de récolter les préférences de nos auditeurs. Faites de la recherche musicale pour savoir ce qui leur fait plaisir et faites en sorte de toujours répondre à ces attentes. Si un morceau teste beaucoup, passez le beaucoup. Vous ferez plaisir et l'auditeur sera à l'écoute.

Cela ne vous empéchera pas de passer des morceaux "surprenants" mais qui leur plaisent (un gold oublié par vos concurrents par exemple).

 

Faire une programmation, c'est un peu comme offrir un cadeau. Si l'on offre une surprise, on a une chance sur deux de ne pas faire plaisir. Par contre, si l'on demande à la personne ce qui lui ferait plaisir, on ne peut pas se tromper.

 

Un nouvel ennemi de la radio : après l'iPod voici l'AutoNet Mobile

Je ne voudrais pas passer pour un "vieux con" qui trouve que "c'était mieux avant", mais toutes les nouvelles technologies poussent notre vieux modèle de radio vers la sortie. Il va être temps de revoir notre copie ! Voici que les américains nous annoncent l'AutoNet Mobile. C'est un système d'internet embarqué dans les voitures utilisant une combinaison de wi-fi et de connexion rapide pour téléphone gsm. Et cela couvrira rapidement l'ensemble des Etats-Unis. D'ailleurs, Avis envisage dores et déjà d'équiper toute sa flotte de voitures de location avec ce système. Finalement grâce à ce système, toutes les radios diffusant leur flux sur internet pourront être entendues dans la voiture (lieu ô combien important dans le processus d'écoute de ce média). Imaginez que ce système débarque en France. Quel sera l'utilité des fréquences FM ? Si à Toulouse, j'ai envie d'écouter le morning show de Voltage en allant travailler, cela ne posera aucun problème. Si je me déplace dans le nord de la France et que je souhaite écouter Sud Radio, aucun problème également. Et j'irai plus loin, si je veux écouter une radio anglaise, américaine ou allemande, c'est également possible. Et je ne parle pas des webradios. Quel sera le modèle économique ? Est-ce que les auditeurs continueront d'écouter les radios financées par la publicité ou iront ils vers des flux musicaux sans pubs ? Comment les audiences seront mesurées ? Les prochaines années vont être riches en rebondissements et passionnantes car nous allons devoir imaginer une nouvelle façon de faire, de vendre et de promotionner l'écoute de la radio. Si vous voulez en savoir plus sur l'AutoNet Mobile, visitez ce site : http://www.goautonet.com/
8 mars

Les mauvaises copies d'Howard Stern

Dans tous les pays, et même en France, on peut dire que le modèle d'Howard Stern est souvent copié.
Il est rarement égalé. Et pourquoi ?
 
Mais tout simplement parce que les animateurs qui essaient de le copier n'ont pas saisi la force de ce personnage.
Ce qu'ils en ont uniquement retenu, c'est qu'Howard Stern était "choquant".
Pourtant il ne se dit pas chaque matin : "que vais-je faire aujourd'hui pour choquer les gens ?"
La véritable question qu'il se pose, c'est : "que vais-je faire aujourd'hui pour divertir les gens ?"
 
En fait, le show d'Howard Stern n'est pas prioritairement choquant. Il est avant tout divertissant. Et son humour (noir, scato...) peut choquer certaines personnes "puritaines" (ce qui n'est pas rare aux Etats-Unis).
 
Alors, tout spécialement à vous qui essayez de devenir le Howard Stern français, mettez-vous en tête qu'il faut divertir vos auditeurs, pas les choquer.
6 mars

Parlez directement aux auditeurs

Le média radio a cela d'intéressant qu'il est consommé souvent par une personne à la fois. Regardez dans les voitures, le plus souvent, il n'y a qu'une seule personne à bord et elle écoute la radio. Le matin dans la salle de bains, le plus souvent, une seule personne aussi ! Elle écoute la radio aussi.
Donc, lorsque vous êtes derrière le micro n'oubliez pas que vous vous adressez à une personne. Pas à une bande d'amis qui a décidé de passer la soirée à écouter la radio tous ensemble. En général, les soirées entre amis se passent dans les bars, au cinéma, devant la télé... mais pas à l'écoute de votre émission.
 
Ainsi, ne commettez pas l'erreur de ne pas créer de lien personnel avec vos auditeurs.
Un exemple d'intervention qui ne correspond pas au média radio : "un sondage est paru ce matin, il montre que les femmes passent deux fois plus de temps dans la salle de bains que les hommes...". C'est du langage télé ou presse écrite.
 
Pourquoi ?
 
Parce que vous êtes en train de parler à l'auditeur et il n'y a aucun effet de discussion entre vous et l'auditeur. Vous lisez une info.
 
Une façon plus "radio" d'apporter cette info aurait pu être : "Il faut que je vous dise : ce matin je suis tombé sur un article de journal qui m'a halluciné. Il disait que les femmes passent deux fois plus de temps dans la salle de bains que les hommes. Moi, j'avais l'impression qu'on y restait aussi longtemps...."
 
Là, l'animateur y met du sien. On comprend qu'il a lu le journal, quelle a été sa réaction à la lecture de l'article, on en apprend un peu plus sur lui... C'est une approche plus personnelle. Il ne fait pas que lire un article de journal.
D'ailleurs, posez vous cette question : dans la "vraie" vie, si vous aviez à parler de cet article à une personne que vous connaissez, vous auriez fait comment ?
 
Gardez en tête que votre approche d'une intervention doit être une discussion avec une personne. Cette dernière vous écoute car elle veut de la compagnie, elle veut apprendre des choses, elle veut se marrer, elle attend de ressentir des émotions... En somme, elle attend une connexion avec l'animateur.
 
Parlez ! Partagez !
Ne lisez pas ! Ne rapportez pas !
 
5 mars

Astuce à appliquer chaque jour

A la fin de votre émission, voici une petite astuce que vous pouvez appliquer pour progresser jour après jour.

Pour cela, vous devez être objectif sur votre propre travail, ni être trop gentil, ni trop méchant avec vous même.

 

Pour chaque élément d'animation, demandez vous :

- s'il a marché (dans ce cas, refaites-le ! Certains animateurs ont les mêmes trucs depuis des années et ça marche toujours)

- si c'était pas mal (dans ce cas, réflechissez à la manière de le rendre plus efficace et retentez-le !)

- si c'était naze (ne le refaites plus jamais !)

 

N'oubliez pas qu'un truc nul, restera un truc nul. Quoi que vous tentiez de faire pour y remédier, ça ne marchera pas.

Ne perdez pas de temps et focalisez-vous sur ce qui est bon ou ce qui aurait pu l'être avec un peu plus de boulot.

3 mars

Profil : Fabulous Sport Babe

Avez vous déjà entendu parler de Nanci Donnellan ? Peut être avez vous entendu son pseudonyme "The Fabulous Sports Babe" ?
 
Nanci présentait une émission diffusée sur le réseau national américain ESPN RADIO. Cette émission radio était d'ailleurs "captée" pour être vue sur la chaine ESPN2. Elle utilisait le studio de la radio AM WQYK (Tampa) pour produire cette émission reprise un peu partout sur le continent américain (US et Canada).
 
Sa première émission radio avait d'ailleurs été faire à Tampa sur la radio WNSI en 1981. C'était un exploit à cette époque (pourtant pas si lointaine) qu'une femme puisse présenter une émission traitant de sports. Et pourtant, c'est exactement ce qui en a fait une véritable personnalité radiophonique. Son style était inimitable. Et pour cause ?
Ce ne sont pas les "machos" habituels qui pouvaient rivaliser sur son terrain. Elle avait une sensibilité toute feminine pour parler du sport et pour interviewer les sportifs. Elle a du prouver deux fois plus qu'un homme, qu'elle savait de quoi elle parlait. C'est ce qui l'a rendu bien plus forte que n'importe lequel de ses collégues masculins.
 
Nanci a écrit un livre (avec Neal Karlen) dans lequel elle parle des hommes, des femmes, du football, et de tout autre sujet lié aux sports que je vous conseille (surtout si vous êtes une femme et que vous voulez vous lancer dans les émissions sportives) : "The Babe in Boyland".
2 mars

Une évidence pour toute radio mais pas par certains membres des radios

Il est incroyable de constater que dans la plupart des radios, il y a des groupes, j'irai même jusqu'à dire des clans.

Et chacun y va de sa petite manoeuvre pour déstabiliser l'autre. Une petite pique par ci, un croche-patte par là.

Mais est-ce que ces gens réfléchissent à leur avenir en procédant ainsi ?

 

Ce qu'ils risquent à long terme (voire parfois à moyen terme), c'est d'arriver à une situation négative au sein de leur entreprise. Et donc, à un risque de déstabilisation interne qui ne permettra pas à la radio d'affronter ses concurrents.

Il vaut mieux que tous soient rassemblés autour de son entreprise pour battre les vrais ennemis qui sont à l'extérieur. Un peu d'esprit "corporate" suffit.

 

D'ailleurs Zinedine Zidane le résume très bien lorsqu'il dit : «Les performances individuelles, ce n’est pas le plus important. On gagne et on perd en équipe.» (18 novembre 2001)